Tu te rends compte que même à l'article de la mort, je continue à alimenter ce blog, rien que pour toi, petite lectrice ingrate ? Oui. A l'article de la mort. Tu as bien lu. A l'article de la mort. En effet, Bunny se meurt, Bunny est en fin de vie, Bunny n'en peut plus. Ca fait des semaines que je cours à droite à gauche, et v'la les heures de conduite, et v'la le mémoire qu'il faut écrire, et v'la un article pour ce blog, et v'la ci, et v'la ça. J'en peux plus. J'peux même plus dormir jusqu'à midi et faire de sieste entre midi et deux (oui comme les bébés) (comment est-ce possible de se lever à midi mais de faire une sieste entre midi et deux ? Ho ben écoute c'est très simple : je me lève donc à midi, à midi vingt je mange, et à midi moins le quart je suis de nouveau au lit. Tu peux pas test) tellement je suis occupée, mais que vais-je devenir ? C'est le fin.
En plus, lundi, je commence mon boulot d'été qui m'obligera à me lever à 5h du mat' (oui tu as bien lu! C'est pas croyable hein ?), c'est terminé je pourrais plus jamais dormir, je suis désespérée.
"Mais Bunny, nous ne comprenons pas! Un boulot d'été, c'est bien ce que tu voulais non ? Gagner pleins de thunes en glandant quedalle, c'était un peu le but de tes vacances, on s'trompe ?" Vos gueules. Vos gueules. VOS GUEEEULES. Vous savez en quoi va consister mon putain de boulot ? Hein ? Vous le savez ? Passer ma journée à ramasser des pansements usagés au bord d'une piscine chlorée qui risque de rendre mes beaux cheveux blancs, verts. Et EN PLUS de nettoyer la mmmmmerde des gens sales, je me devrais de réguler l'influence des cassos utilisant le toboggan afin d'éviter les accidents, ce qui signifie que je vais probablement devoir communiquer avec des enfants mongoles et des ados attardés. Vous trouvez que c'est une vie ça ? Bordel, non. Mon boulot d'été c'est d'la merde. Je veux retourner à Monoprix. Je veux à nouveau découvrir les nouvelles collections avant tout le monde. Je veux retrouver mes sous-sols mal éclairés où personne ne vient me faire chier. Je veux recommencer à ranger mes rayons de fringues qui me permettaient de laisser s'exprimer mon côté maniaque. Je veux. Je veux. Je veux. J'veux pas me balader avec des tongs (je déteste les tongs putain! C'est moche! Ca pue!) toute la journée et risquer d'attraper des verrues et des saloperies! Grrrmml.
Ha ? Tu es toujours là lectrice ? Désolée... je t'avais oubliée... Euh oui, donc là, tu as eu un échantillon de la Bunny colérique et pourrie gâtée qui préfère passer ses après-midi sous sa couette plutôt que de bouger son gros cul. Ca t'a plu ? Non ? Que j'aille... me pendre ? Non vraiment lectrice... est-ce que ce sont des choses à dire ? Franchement...
Le côté positif de tout ça c'est bien évidemment la thune. Bien sûr que ça va me faire du bien de me retrouver avec 1000 euros sur mon compte. L'étudiante fauchée que je suis va pas cracher dessus. Mais bon. Hein. Y'a plus réjouissant comme boulot tu crois pas ? Pardon ? Travailler à l'usine c'est encore pire ? Ha mais... y'a des gens qui travaillent dans les usines ? C'est pas totalement robotisé de nos jours ? (bonjour je fais très bien la petite connasse complètement déconnectée de la réalité. Si mes talents d'actrice vous intéresse je me ferai une joie d'animer vos fêtes d'anniversaire, Bar-mitsvah ou encore mariage).
Le plus gros problème une fois cet argent encaissé, ce sera de ne pas y toucher. Déjà maintenant je suis en train de me faire une liste de ce que je pourrai m'offrir avec cet somme : un nouveau tattoo, des chaussures Jeffrey Campbell, et puis des Ash aussi, et puis, et puis... ho ben... a pu les 1000 euros, 'ai tout dépensé en connerie. Tiens, en parlant tattoo j'ai pris RDV pour ma cuisse. Mardi 30 août je me sentirai encore un peu plus complète. Gniiih. Contente.
Cette histoire de dépense ça me fait penser à la fièvre acheteuse qui m'a littéralement habitée pendant les soldes. Si vous lisez un peu mes articles et regardez vite fait mes vidéos, vous êtes au courant que j'ai tout simplement fait un carnage à H&M, ainsi qu'à Pimkie. Rétrospectivement, je me rends compte que si j'avais gardé cet argent dépensé en divers petits articles, j'aurais probablement pu m'acheter une belle pièce. Une belle robe, de belles chaussures. Alors c'est sûr, j'me serais sûrement pas achetée des Chanel, j'ai pas claqué 1000 boules non plus (normal j'les ai pas encore gagne MOUHAHAHA. Non j'déconne. Je sais d'ores et déjà que cet argent je vais pas y toucher. Mais si putain! J'te jure! Pourquoi tu m'crois pas bordel! Super, la confiance règne quoi...) mais au lieu d'acheter disons "quantitativement" j'aurais acheté "qualitativement" et ça aurait pu être bien. Mais non. J'ai préféré acheter des shorts en viscose et des babioles en or plaqué.
En ce moment ça chauffe pas mal sur la blogo. On se remue les méninges, on se remet en question. Une Chic Fille, et Coline, principalement, ont commencé à se poser des questions sur leur façon de consommer, sur leur "boulimie" vestimentaire. Acheter, acheter, toujours acheter. Pour porter quoi au final ? Toujours les mêmes pièces, celles qui nous vont, pour laisser de côté ces achats compulsifs, ces fringues qui au final ne nous correspondent même pas. Je me suis rendue compte que j'ai carrément des fringues dans mon dressing que je n'ai portées qu'une fois depuis que je les ai achetées y'a 2-3 mois, mais ça ne m'empêche pas pour autant de continuer à consommer avec avidité. Je n'irai pas jusqu'à la prise en main d'Une Chic Fille, qui a décidé de radicalement changer sa façon d'acheter. Je sais pas, j'ai pas envie. Cela est probablement dû à un manque de maturité considérable de ma part, mais j'ai pas envie de me séparer de pièces que je porte pourtant rarement. Dans ma tête, je me dis que ça peut toujours servir, j'suis comme ça, pour tout d'ailleurs, j'ai du mal à me débarrasser des choses car je me dis à chaque fois qu'elles peuvent avoir une utilité. Pour les fringues c'est donc pareil : je n'men sépare pas parce que je sais qu'un jour j'aurai peut-être envie de porter telle ou telle pièce que j'avais pourtant totalement oubliée.
Hé, arrête de faire cette tête, morue. Non, j'suis pas blindée de thunes, non, mon dressing ne remplit pas une pièce entière. Ce que j'ai, c'est surtout des fringues accumulés au fil du temps, comme une petite collection. Et au fond, cette montagne (PUTAIN! Au lieu d'écrire "montagne" je viens à l'instant de marquer "montaigne"! Mais bordel je suis vraiment atteinte c'est pas possible ce mémoire va me bouffer ma vvvvvvviiiiiiiieeeeeee) de fringues ne me pose pas forcément problème. Pour moi, ce n'est pas une honte, au contraire, toutes ces pièces que mon placard vomi littéralement, ce sont des choses que j'ai acheté avant tout parce que j'en avais envie, car je les trouvais jolies et qu'elles m'allaient bien. Malheureusement le fait que je n'change pas de tenues toutes les heures implique que parfois, on se sent quand même con de retomber sur un pantalon et de se dire "ho putain, j'lavais complètement oublié celui-là!"
On se sent con parce qu'on se demande alors si on a pas un petit problème avec la consommation, et en même temps c'est plaisant de voir qu'il nous va comme un gant et qu'il nous plaît toujours autant, même si ça fait 6 mois qu'on en a pas vu la couleur. Je consomme du fringue à taquet, surtout quand je suis en vacances et que j'ai plus énormément de dépenses à faire. Mais ces fringues, je les aime d'un amour vrai et sincère, et, franchement, pour chacun d'eux, je me souviens du jour où je les ai porté, et pour quelle occasion. Les fringues c'est une passion pour laquelle on ne devrait pas se sentir coupable. Accumuler des fringues, c'est accumuler des possibilités multiples de tenues pour toujours, toujours se renouveler. C'est d'la bombe baby (pourquoi je suis toujours obligée de conclure mes pseudos réflexions philosophiques avec une phrase de merde ? Quelqu'un peut m'expliquer, ça ?)
Au début je voulais pas du tout parler de ma consommation puisque pour moi elle n'est pas un problème. Non, au début, j'voulais surtout vous parler des nanas qui ont en horreur Pimkie par principe : "Ho non on va pas à Pimkie c'est pour les pauvres" (oui je l'ai déjà entendu, ça m'avait bien faire rire -ou vomir, je sais plus trop, c'est quoi la différence ?-) ou bien "Ho non moi je vais pas à Pimkie parce que c'est pour les poufs-han" (Jenny aka Neko, 17 ans et Gothique Lolita habillée exclusivement chez l'Indien Boutique -rho ça va je déconne- -ou pas...-) pour moi ces deux genres de réflexions sont à mettre dans le même panier : c'est d'la merde.
J'ai pour principe de ne jamais "réguler" mon intérêt pour les fringues selon l'enseigne dans laquelle je me trouve. Bon, du coup, des fois, ça donne des choses assez comiques, comme quand j'en viens à tomber follement amoureuse d'une chemise Décathlon. Ce n'est pas la marque du fringue qui m'intéresse, mais surtout ce que je vais pouvoir en faire, et comment je vais pouvoir le porter. A la Halle aux chaussures ou bien sur le site de Christian Louboutin, j'te trouve forcément quelque chose qui m'plaît, sans distinction. Quand je cherche quelque chose (exemple actuel : des chaussures à franges) j'en ai rien à battre de savoir la marque, tout ce que je sais, c'est que je veux cette pièce parce qu'elle m'inspire, si les seules qui me plaisent viennent de Miss Coquine, he bien vendu! J'les prends! Si les seules qui me plaisent coûtent 100 boules he bien j'demanderai à papa... .... HAHAHA mais non, j'rigole. J'lui demanderai seulement de me payer la moitié (tu perçois l'humour dans ma phrase ou bien ?)
Oui oui, en effet, je suis bien en train de défendre Pimkie, lectrice, on t'a pas mis d'la drogue dans ton jus de goyave, je te rassure. Je voulais simplement partager avec toi le fait que plus le temps passe, plus j'aime cette enseigne. Et je trouve que leur nouvelle collection et tout particulièrement à tomber, et correspond à peu de choses près à ce que j'aimerais trouver dans mon armoire en ce moment. La qualité de certaines pièces valent bien un Nafnaf ou un Zara (qui ne sont pas toujours au top on va pas se leurrer) et les prix restent toujours abordables. Ca me fou franchement en rogne d'entendre des petites coconnes juger une fringue selon sa marque, comme cette connasse qui regarde un jour une de mes (ex) amies et lui demande "Super ton tee-shirt! J'adore! Tu l'as acheté où ?" "A Pimkie." "Ha... ho... beuarh..." ben quoi, connasse ? Mon tee-shirt est soudain moins beau parce qu'il a pas coûté 50 euros ?
Quand je vois parfois des pièces de chez Zadig et Voltaire ou bien de The Kooples, et leur équivalent H&M ou Pimkie, j'me dis que franchement, j'préfère mettre 20 euros dans un tee-shirt qui sera probablement pas en laine de poulpe de Madagascar mais me fera tout autant d'effet, à l'exception près que ma carte bleue ne voudra pas me faire sécher dans son grenier. J'parle peut-être comme une pauvresse, j'en sais rien et j'men branle, mais personnellement entre un tee-shirt Zadig et Voltaire et un tee-shirt Pimkie, je n'vois aucune différence, à part le prix. Et franchement avec toutes les pièces Pimkie ou H&M que j'ai, j'ai pas vraiment de quoi me plaindre, et c'est au contraire les pièces les plus chers qui ont tendance à me casser les burnes (boutons qui sautant, matière qui bouloche,...)
Après, j'dis pas, j'cracherai pas sur un p'tit slim ou un p'tit perfecto de chez Zadig et Voltaire (je voue un culte à cette enseigne de connards). Mais bon. Ne te fais pas de soucis mon p'tit Pimkie : je t'aime. For ever (et pas seulement parce que j'suis pauvre, non mais!)
Perfecto Zara, débardeur et collier Pimkie, tee-shirt Nafnaf et short qui fut autrefois un pantalon H&M.













































