Doc Martens Vernies, robe, collier, headband et veste en jean H&M, ceinture Zara.
jeudi 28 avril 2011
lundi 25 avril 2011
I love you but I've chosen darkness.
En retouchant les photos destinées à cet article je me suis rendue compte de deux choses : premièrement je n'suis vraiment pas photogénique et le fait de tirer la tronche sur toutes les photos de ce blog commence un tantinet à me perturber, deuxièmement je sens déjà qu'une grande partie de vous va détester la tenue que je vais vous présenter aujourd'hui, et cela risque également de me perturber. Je pourrais même rajouter une troisième chose, en fait : j'ai légèrement la gueule de bois donc je sens que l'élaboration de cet article va être dur, très dur.
Je tiens d'avance à m'excuser de la qualité des photos qui est on n'peut plus pourri. Je ne sais pas ce que j'avais ce jour là mais les photos mal cadrées + la tenue d'un goût discutable + mon expression faciale qui semble mimer la venue proche d'une diarrhée incontrôlable, je trouve que ça fait quand même beaucoup. C'est déprimant.
Comme à mon habitude lorsqu'il est question d'un article long, je vais vous parler d'un sujet qui m'a interpellé il y a peu de temps, et a fait naître en moi des questions sans réponses que je compte bien élucider aujourd'hui avec vous (haha cette entrée en matière est vraiment pitoyable, je me demande parfois si je n'suis pas habitée par l'esprit d'une vieille bourgeoise vu les phrases que j'peux sortir des fois - et ne serait-ce aussi que pour mon goût prononcé pour le Chanel N°5 et ma hantise de l'entité "Jeune". Oui. Plus le temps passe moins j'aime les jeunes, je crois que ma vie est foutue j'vais bientôt me balader avec une canne et vous n'aurez plus qu'à m'appeler Bernadette. Enfin bref je divague-). Je sais d'avance que la reflexion que je vais exposer ici ne va pas plaîre à toutes et risque peut-être même d'en vexer certaines, mais tant pis, j'me lance quand même : en fait, je me suis demandée y'a pas si longtemps pourquoi dès qu'une fille est tatouée elle aspire tout à coup à devenir Suicide Girls comme si c'était la suite logique de son acte indélébile. Bien évidemment je ne généralise pas et j'me rends bien compte que TOUTES les tatouées ne le veulent pas forcément (j'en fais partie) mais il faut quand même se rendre compte qu'une grande majorité tend à ce but, cette sorte de consécration.
J'ai pas dit que c'était mal, j'ai moi même travaillé en tant que photographe pour ce genre de sites, de communautés même, seulement... ça m'interpelle. Ca m'interpelle car je l'impression que certaines nanas ne se font tatouer QUE pour ça. Pour pouvoir ensuite intégrer ce site de renom qui semble directement te faire passer de la case "lambda" à la case "cool". En même temps, tu montres tes tétés sur un site visité par des millions de personnes, alors tu n'peux qu'être quelqu'un de top délire méga groove. J'en reviens ainsi inlassablement à la chose qui a toujours le dont de m'agacer : le besoin de se faire tatouer pour le "paraitre", pour faire "genre". Genre je suis Suicide Girls alors j'ai une légitimité d'enfer, je suis foncièrement rock'n'roll et personne ne peut m'enlever ce statut. Je suis connue, ainsi que mon anus, par une communauté de mecs et de nanas qui m'admirent, alors je suis au-dessus de toi, je suis quelqu'un, moi. Y'en a qui font des blogs pour se sentir légitimisés dans une société qui dénigre sont prochain, he bien d'autres préfèrent montrer leur personnalité par la biais d'un site que tout le monde connait, dont tout le monde a déjà entendu parlé et qui cartonne.
Moi, Suicide Girls j'aime bien : des belles nanas, de belles photos et un leit motiv qui est à la base bien classe (l'on ne peut que saluer la volonté de ces nanas de briser les codes figés des canons de beauté). Seulement, avec le temps, les années et surtout l'agrandissement considérable de sa communauté, j'ai l'impression que Suicide Girls a perdu de sa valeur. Personnellement que ce soit légèrement plus pornographique qu'au début je m'en bas les steacks. Il m'en faut beaucoup plus pour me froisser. Si des filles acceptent, cela les regarde et contentera toujours un certain public. Non, moi c'qui me saoule foncièrement c'est cet amalgame fait entre tatouages et Suicide Girls, et tu connais ma phobie de l'amalgame, petite lectrice. Je crois que le véritable déclic s'est produit en moi au moment où, dans une soirée, un mec a demandé ce qu'était une Suicide Girl, ce à quoi son pote a répondu en me montrant du doigt : "tu vois la fille là avec ses tatouages ? Ben c'est elle, mais à poil". Sur le cul coup j'ai rigolé, j'ai même été flâttée (on peut pas dire que les Suicide Girls soient en général de vrais cageots). Mais avec le recul, je me dis que j'aurais eu de quoi m'énerver. Tout d'abord à cause de ce raccourci incroyablement primaire, ensuite à cause de cette chosification dont j'ai été la victime, et dont sont également victimes du même coup ces nanas qui ont décidé de se dénuder pour l'amour de l'art en majorité (je vis dans une monde de bisounours. Je suis optimiste -et je t'emmerde, aussi, accessoirement-).
Le même constat peut également se faire sur la page Facebook des Suicide Girls : lorsque la photo d'une nana sans tatouages ni piercings est présentée, tout le monde hurlera que ce n'est pas une Suicide Girl même si la fille en question aura passé son "casting" comme toutes les autres Suicide Girls et aura obtenu ce statut grace à sa beauté, son charisme, sa plastique ou que sais-je. La Suicide Girls, avant d'être une petite coquine tatouée, n'est-elle pas d'abord une nana habitée par le girl power ? Une femme émancipée qui n'a pas peur de montrer son boul ? J'émets bien évidemment une réponse sans pour autant être convaincue que ce soit la seule proposition valable. Je me pose avant tout des questions sur ce statut, je ne prétends pas avoir d'idées arrêtées sur le sujet.
Comme vous l'aurez bien compris je ne remets pas en cause la statut de Suicide Girls, ou même la motivation de certaines filles qui aspirent à devenir l'une d'elles. Simplement je ne comprends pas pourquoi et surtout comment on en est arrivés à ne plus faire la distinction entre une fille tatouée et une fille qui pose nue pour ce fameux site majoritairement composé de tatouées, mais pas que...
J'avoue que ça commence à me gonfler d'aller sur les photos Facebook de Natacha, Josette ou Pascaline qui se sont faites tatouées respectivement une étoile sur la cheville, une elfe entre les omoplates et une salamandre sur le sein, et de voir en commentaire "waaa ma chéri té tro bel tu peu etr suicides girls mintenan". Non mais... ta gueule ? Hier j'ai fait un Chili Con Carne, est-ce que je suis vraiment obligée de partir au Mexique pour obtenir la nationnalité Mexicaine ? Bordel.
Non, je ne commence pas à m'énerver à cause de la tendance de l'être humain de faire des raccourcis aberrants. Ce n'est pas du tout mon genre, tu te trompes. Toi aussi tu fais des raccourcis sur mon compte là, tu t'en rends compte ? Mais en fait, moi aussi je fais des raccourcis... on fait tous des raccourcis, on est entourés de raccourcis euaaaaaaaaargh on va tous mouriiiiiir.
J'ai parlé de Chili Con Carne et du coup maintenant j'ai faim. Et en regardant les photos je me rends compte que ma tenue est vraiment, mais alors vraiment à chier. Snif.
Face de pet.
Haut Kookaï, short Pimkie qui fut anciennement un pantalon et Creepers.
mardi 19 avril 2011
Now I know there is something more.
Vu que je n'ai aucune inspiration particulière en c'moment et que je m'habille surtout à l'arrache dans le stlye "Pocahontas sous exta" j'ai décidé aujourd'hui de vous parler d'une autre de mes pièces fétiches de mon dressing. Après la veste aviateur pas du tout d'actualité je passe à quelque chose qui est d'ores et déjà plus de saison : à savoir une robe.
Mais pas n'importe quelle robe, achtung ! (la vie est trop courte pour apprendre l'allemand, tu le savais ?) Celle dont je vous parle est de la marque Yumi et m'a été offerte pour mon anniversaire par mon pôpa (big up mec). J'ai toujours bien aimé la marque Yumi, elle a l'habitude de proposer des robes vachement sympathiques, originales et bien coupées. Dommage que les prix ne soit pas vraiment accessibles pour l'étudiante lambda que je suis, qui préfère boire de la bière tous les week-end au lieu de faire des économies.
Enfin bref, revenons donc à cette fameuse robe. Pour changer un peu j'ai voulu vous montrer les différentes tenues que j'avais réussi à constituer en me basant seulement sur ce joli petit bout de tissu. Vu que j'vous connais comme si je vous avais faites, j'anticipe vos réactions : baaaaah mais c'est quoi cette robe kitsch à mort ? On dirait que tu l'as volé à ta grand-mère non mais Bunny c'est pas possible baaaah baaaah baaaah. Ben oui, d'accord. Mais non. Veuillez admirer le potentiel d'adaptabilité de cette robe sans broncher, chères lectrices. Car cette robe, elle est encore mieux que les Barbapapa, elle se transforme en tout c'que tu veux, oui, j'ai bien dit TOUT CE QUE TU VEUX.
Que tu veuilles la jouer soft en te faisant passer pour une "petite fille modèle" (ou presque).
Fleur léopard H&M, ceinture connue de toutes et chaussures Jaqueline Riu.
Ou bien trop "Reuck'n'Reul" avec des bottes motardes pour casser le côté trop sage.
Headband H&M, collier Nafnaf, collant Pimkie et bottes vintage.
Ou bien encore trop "junkie-j'SuisTropFifouDansMaTête-JeSaisPasCommentDéfinirCeLookEtJeDétesteFaireDesGénéralités".
Chapeau et collier Pimkie, gilet C&A et chaussures Minelli.
Le petit détail de cette robe qui m'avait tué, à l'époque, quand je l'avais vue, c'était ce collier intégré :
Mais au final, je me suis rendue compte qu'en l'enlevant et en le remplaçant par d'autres colliers, ça pouvait aussi être top délire méga groove :
Ouais... j'assortis mes colliers à mes ceintures... mais je vais très bien vous savez... merci de vous en inquiéter...
Oui, vraiment, cette robe est géniale et se modèle vraiment à toutes mes envies. C'est d'ailleurs ce que je reproche souvent aux robes : de ne pas êtres assez flexibles. Après les avoir mises une ou deux fois ou se retrouve souvent à faire les mêmes associations, à ne plus trouver comment en faire toujours une tenue autre qui s'adapte à nos envies. Avec cette robe je n'ai vraiment pas l'impression qu'un tel problème soit possible, et ça, je le sens, ça va changer ma vie.
Parfois la façon dont je parle de mes vêtements me fait vraiment marrer. On dirait que je les considère comme des êtres humains, ou alors comme des objets capables d'avoir une incidence sur mon existence. Au point où j'en suis j'vais bientôt leur donner des petits noms... j'appellerai ma veste aviateur Boby, et ma robe en dentelle Andréa et nous vivrons tous les trois une histoire d'amour sans fin. Mon Dieu, rien que d'y penser je suis toute excitée (ouais je sais plus quoi dire là... donc je brode).
Ha ouais, et pendant qu'on en est à parler de choses totalement inintéressantes : mon envie d'êtres une blondasse à dreads devient de plus en plus insupportable. Particulièrement depuis que j'ai parcouru ce blog dont la beauté de la propriétaire me donne des sueurs froides. Je n'me sens pas bien. Ausecour. La dernière limite restant entre moi et ma lubie, c'est l'argent. Je n'sais pas, je n'sais plus, je suis perdue (comment ça je commence sérieusement à te faire chier avec mes dreads à la con ? Moi ? Tortiller du cul pour chier droit ? Mais... d'où tu sors cette expression, connasse lectrice ? Tu savais que j'étais balance et que de ce fait mon existence entière tournait autour de l'indécision la plus totale ? Ha ben voilà hein, tu sais plus quoi dire là ! Je t'ai soufflé ! Soufflé ! Soufflééééééé. Ok j'men vais).
jeudi 14 avril 2011
Votre enfant est con ? Faites-en un balai.
Le tee-shirt en lin dont je parle vient bien de Monoprix, et non pas de Pimkie. Mais bon. Comme d'habitude cette vidéo est un amas de conneries, c'est pas nouveau.
Tee-shirt Zara, gilet Bershka, headband H&M, short qui fut anciennement un pantalon Pimkie, chaussures Pimkie également et collants Monoprix.
dimanche 10 avril 2011
I refuse to cry.
J'en profite pour faire cet article temps que j'ai encore internet (au risque de me répéter : demain vont commencer chez moi de gros problèmes de connexion qui dureront pendant un temps indéterminé. Mais que cela ne t'empêche pas pour autant de continuer à m'aimer, à me chérir et à me commenter car je n'serai pas totalement morte et j'aurai tout de même le net en fin de semaine, ce qui n'est pas à négliger. Alors certes ça va être dur dur pour la no-life que je suis de ne plus pouvoir voir et répondre à vos commentaires au fur et à mesure, mais ça ne m'empêchera pas pour autant d'être toujours présente ici et de faire des articles étalés sur jeudi, vendredi et même samedi si je suis un peu fifou. Donc n'aies pas peur mon enfant : tout va bien se passer -en fait c'est surtout moi qui flippe mais bon. J'dis ça j'dis rien-), même si j'me rends bien compte qu'au lieu de squatter mon pc je ferais mieux de réviser ma phonétique clinique (tu te demandes en quoi ça consiste ? Moi aussi).
Si je m'écoutais je vous écrirais probablement un monologue sur les bienfaits du suicide, mais vu que j'ai déjà un style trop gueuthik, faut vraiment que j'évite de tomber dans la caricature totale. Alors au lieu de larmoyer comme j'en ai pourtant très envie pour X raisons, je vais faire comme si je pétais la forme en vous parlant de fringues et d'autres choses tout aussi futiles (et accroche-toi ça va être du lourd. J'adore avoir des choses à vous raconter dans mes articles, surtout quand ça permet de m'énerver comme il faut). C'est quand même merveilleux un blog, surtout quand il est thématique. Parce qu'en fait, ça te permet de t'axer sur autre chose que ta simple petite vie avec ses petits problèmes, d'avoir des discussions autres sur toi-même qui restent certes très nombrilistes puisque tu parles toujours de toi, mais qui sont tout de même décentrées de ta simple vie quotidienne car elles se basent surtout sur tes passions et non tes tracas. Ce que je raconte est chiant à mourir, mais en gros : les blogs, c'est bien. Ca peut même vous sauver la vie. Et je ne comprends pas : j'ai l'impression que mon corps est devant mon écran mais que mon cerveau est en train de se taper la bronzette au soleil, c'est très étrange.
Aujourd'hui, je n'sais pas pourquoi, je voulais vous parler du changement. De ces gens qui, du jour au lendemain, ne sont plus reconnaissables. Pour être tout à fait honnête avec vous c'est quelque chose qui me fait particulièrement froid dans le dos : j'ai peur, moi-même, d'un jour me perdre (ou me trouver ?) totalement au point de n'être plus reconnaissable. Qu'on me traite de pute, de monstre, d'égoïste, de gamine, de névrosée ou d'imbécile, pour moi ça n'a pas tellement d'importance, mais ce qui est véritablement capable de me toucher c'est qu'on me dise que j'ai changé. Pourtant parfois, le changement peut être bénéfique et encore heureux que l'on change ! Vous vous voyez, vous, être celle que vous étiez à vos 6 ans ? Ce ne serait pas vraiment agréable et je pense que vous auriez quelques problèmes d'intégrations. Mais moi, j'sais pas, j'ai toujours détesté que l'on me parle de mes changements, de mon évolution, j'ai alors l'impression que je ne suis pas fidèle à moi-même et à mes valeurs, et pour moi, c'est insupportable.
Il semblerait pourtant que tout le monde ne partage pas cette même angoisse du changement de mentalité. Pour me baser sur une anecdote toute con : il y a peu de temps j'ai voulu retrouver sur Facebook (que ferais-je sans toi mon amour de site pour psycopathe en devenir ?) mes anciens potes du collège, ceux avec qui je fumais des cigarettes en cachette tout en buvant de la bière et en écoutant du métal. A l'époque on était une bonne bande de cons qui s'prenaient pour des Jackass en puissance et portaient des bracelets à piques en crachant sur toute musique ne comportant ni guitare éléctrique, ni batterie, ni chant guttural. En gros on était des vieux métaleux de base, un peu limités mais pas méchants et ce, de nos années 5ème à la 3ème (ce après quoi mon collège-lycée a décidé de faire le ménage parmi mes copains, et a désigné la porte de sortie à tous ces adorables petits cancres, bref). Avec Facebook donc, j'ai voulu me replonger dans mes souvenirs de jeunesse en m'imaginant que je pourrais reprendre contact facilement avec ces potes qui partageaient les mêmes passions que moi. Je les imaginais tous percés et tatoués (haha la vieille caricature), passant leur samedi soir à boire de la bière et à vomir partout : les mêmes que ceux que j'ai quitté, mais en plus vieux et plus mature. Ouais ben... ou pas. Sur mon ancienne bande de niqués, la moitié sont devenus de gentils fashions tous mignons fans de David Guetta et passant la plupart de leurs soirées au Macumba à reluquer des filles aux pantalons blancs assortis à leurs magnifiques bottines, blanches elles aussi. Bon ça va, c'est pas une tare d'être fashion, non plus (quoique...) mais comment nos centres d'intérêts peuvent-ils passer du headbang sur Cannibal Corpse au trémoussage de cul sur Martin Solveig ? Sans vouloir faire du sectarisme, il existe quand même un gouffre assez important entre ces deux mondes... non ? Je comprends tout à fait que l'on puisse élargir nos horizons, apprendre à aimer écouter autre chose que du métal, à côtoyer d'autres milieux, d'autres gens. Mais comment peut-on oublier, renier, ce qui autre fois nous faisait vibrer ?
Ca me fait penser à une autre histoire que je vous avais raconté il y a un petit moment maintenant. La fameuse histoire de cette "role playing girl" qui du jour au lendemain était passée du style "petite pouf de soirée" à celui de "pin-up trop wock'n'woll". Sa petite crise identitaire a bien duré un an, j'ai même fini par croire qu'elle avait peut-être mis du temps à se trouver mais qu'au moins elle était heureuse comme ça et qu'elle était enfin elle-même. J'ai été bernée par cette jeune demoiselle qui en moins d'un an s'est faite piercer le septum et tatouer des énormes pistolets oldschool sur les flans. Pistolets qu'elle n'a d'ailleurs jamais terminé, pour la simple et bonne raison qu'une fois séparée de son copain wock'n'woll, elle s'est remise à s'habiller comme une petite coquine fade et insipide que l'on retrouve à peu près à chaque coin de rue. Ce style prohibe ainsi tout tatouage ou bien tout piercing, voilà pourquoi notre charmante role playing girl ne terminera jamais ses tatouages, et risque même de les regretter car une fois nue devant son nouveau petit ami fashion avec 3 kilos de gel dans les cheveux, il n'appréciera sûrement pas de voir de vilains dessins indélébiles un peu trop "reuck" pour lui sur sa nouvelle conquête.
Pendant pas mal de temps alors, j'ai réfléchi à ces violents changements en me demandant comment cela était-il possible d'adhérer à des valeurs contraires à celles que l'on adoptait pourtant quelques moi auparavant. Comment du jour au lendemain l'on peut retourner sa veste. Malheureusement je n'ai pas encore trouvé la réponse à une telle énigme.
Et puis, en fouinant comme à mon habitude sur le net, je suis tombée sur cette discussion (qui s'étend sur plusieurs page. Je vous laisse particulièrement apprécier les posts de "Malibu_Stacy" qui nous donne une vibrante représentation de ce que l'on appelle couramment "intolérance"). Outre le fait que porter des vêtements troués ce soit un manque de respect envers Big Brother ou bien la société lambda, c'est toi qui choisis, dans tous les cas il est question d'une entité supérieure qui apparemment a tous les pouvoirs sur nous, il semblerait également pour ane-ka (tiens, un avatar avec Lady Gaga ? Ca me rappelle un truc que j'ai dis y'a pas si longtemps... hmmm... bizarrebizarre) que "à un moment donné on a plus 15 ans. J'arrive pas à comprendre qu'on puisse s'habiller de la sorte passé le lycée" en parlant d'une jeune fille arborant un look plus ou moins "punk" (mais surtout un pantalon troué au niveau de l'entre-jambe. Non mais tu comprends pas : c'est choquant). Haaaa c'est donc ça : une fois passé le lycée, faut s'habiller comme tout le monde, penser comme tout le monde, enfouir ses valeurs et surtout ne pas faire de vagues ? C'est donc ça. Ben oui attends, on est adultes hein, bientôt les enfants, la maison, la grosse bagnole, le chien, le mari qui te trompera à 50 berges et la vie de merde, alors sérieux, faut se mettre en condition en devenant dès la sortie du lycée des personnes plates, aigries, intolérantes et sans saveur. Enfin euh... des gens biens, je voulais dire.
Je comprends tout à fait qu'à la sortie du lycée l'on change. Forcément : on change de milieu, de fréquentation, on part à la rencontre d'un monde nouveau, mais doit-on pour autant oublier ce que l'on était ? Gommer nos anciennes valeurs pour rentrer dans un moule ? Personnellement, je n'pense pas. Cela fait 3 ans que j'ai quitté le lycée, je mets toujours autant de collants troués, j'ai même un gros hameçon dans le nez et des dessins pas beaux sur le corps, mais ça ne m'a pas empêché pour autant de rencontrer de nouvelles personnes, de m'épanouir dans mes études et de me responsabiliser. Etre fidèle à moi-même ne m'empêche pas de vivre. Réaliser mes rêves d'enfant et d'adolescente ne font pas pour autant de moi quelqu'un d'attardé, d'infréquentable et de profondément inintéressante. Je ne me plie pas aux attentes extérieurs d'une société lobotomisée, et mon Dieu que ça fait du bien.
Ho et puis merde : people = shit, fuck the system et no future. Bon j'vous laisse, mes putains de vieux me demandent d'aller ranger ma chambre. Pfff vivement que je sois majeure et que j'me casse d'ici.
Jupe et headband H&M, tee-shirt Monoprix et collier Pimkie.
mardi 5 avril 2011
Some people are OK... but mostly I just feel like poisoning everybody.
Comme je vous l'ai annoncé lors de la vidéo précédente, la tenue que je vais vous présenter aujourd'hui n'a plus rien à voir avec les températures (de merde) actuelles (oui. De merde. Dois-je te rappeler que la chaleur, ça m'sort par tous les trous ? Vraiment ?)
Mais OSEF (je suis jeune, je parle jeune, et dans une semaine j'ai un partiel sur la communication médiée par ordinateur. Rien que l'intitulé du cours te fait bander, hein ? Moi aussi) je voulais absolument rendre hommage à une pièce de mon siouper dressing fashion, parce qu'elle m'a, cet hiver, accompagné à peu près partout. Je suis sûre que si elle avait pû, elle m'aurait même tenu les cheveux quand je vomissais lors de soirée trop arrosées. Mais à défaut de pouvoir faire ça, je lui ai déjà vomi dessus, et une pièce de mon dressing qui est baptisée par mon vomi, c'est une pièce à qui je promets une longue vie (un peu comme pour mes Docs sur lesquelles j'ai dû dégueuler une bonne centaine de fois, et qui sont toujours là, à mes petits petons, et ce, depuis mes 16 ans).
Oui, ce que je raconte est parfois dégueulasse. Mais c'est pour ça que tu m'aimes : je le sais.
Cette fameuse pièce, c'est ma veste aviateur H&M. Laissez-moi vous conter son histoire (appelle-moi Père Castor).
"Gniiiih, oh ouiiii, une histoiiiiire." (ouais je trouvais que la tête d'ahurie que je faisais sur cette photo se prêtait bien au contexte. Et quelqu'un peut m'expliquer pourquoi on a toujours l'impression que je suis en pleine défécation sur mes photos ? Ha oui. La photogénie. C'est donc vrai)
Je n'sais pas si vous vous souvenez, mais il y a quelques temps déjà, je râlais sur ce blog car j'avais trouvé la veste d'hiver de mes rêves à H&M, mais qu'elle était en rupture de stock un peu partout, ce qui m'avait donné des envies de meurtre. Et puis, un jour, lors de mes habituelles passages sans but dans ce magasin, au second étage, cachée dans un coin, voilà que je tombe dessus alors que j'avais déjà fais une croix sur elle depuis un moment. Après m'être roulée à peu près 5 minutes par terre en hurlant pour ensuite exécuter une danse du bonheur (si seulement ce n'était que pour enrichir mon récit que j'disais ça... malheureusement, c'est vraiment ce qui s'est passé... ma soeur s'en souvient, et les gens du magasin aussi, sûrement...) je me retrouve avec ma petite veste d'amour sous le bras, prête à braver l'hiver à ses côtés. Elle était belle, elle tenait chaud, c'était ma copine.
"Copiiiiiine !"
"COPIIIIIIIINE !"
"COOOOOOOOOOOPIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINE !"
Alors moi je lui dis merci à ma petite veste, et surtout : à bientôt. Ce putain de soleil a beau être revenu, saches que l'hiver prochain, ou même les jours de grand froid, je penserai à toi, mon amour, ne t'inquiète pas. Puis faut dire aussi que cette veste était un bon compromis pour passer l'hiver. Entre un manteau en fausse fourrure léopard qui ne va avec rien, un autre en noir qui fait rapidement péripatéticienne et un dernier en gris avec une colerette en fausse fourrure qui me donnait l'air d'une petite enfant sage, on va dire que la veste aviateur aux petits airs de perfecto était ce qui me convenait le mieux, et qui se mariait le plus facilement avec tout.
En mode exhibitionniste : "tu veux voir ma grosse veste poilue ?"
Bon... alors OUI. Je sais que cette tenue a comme un petit air de déjà vue. Mais bon. Ben d'abord ben. J'ai pas fait exprès. Et puis ben voilà. Mais tu remarqueras que je sais associer mon tee-shirt avec des fringues différentes, c'est super Michel ! Je suis quelqu'un d'inventif... ouaiiis. Et le pantalon Nafnaf que je porte là me fait rêver : je l'adore, je le trouve trop classe, mais je le mets jamais. Lolilol. J'ai vraiment un problème avec les pantalons c'est grave, dès que j'en mets un j'ai l'impression de ne pas être moi, comme si il manquait un truc, et je m'en retourne toujours à mon sempiternel combo short + collant destroy. Même en hiver. M'enfin là j'avoue que lors de ces photos il faisait tellement froid que je n'ai pas pû faire autrement que de mettre un pantalon. Avec un prime, une écharpe ET un bonnet. Je suis une ouf.
Alors voilà. Je sais que maintenant qu'il fait de nouveau chaud et que je sue pour un rien, je n'pourrai plus la mettre aussi souvent, et ça me fend le coeur. M'enfin c'est pas si grave, ça me permettra de la laver, enfin. C'est pas comme si ça faisait 6 mois que j'me la trimballais (rhoooo ça va hein ! Tu veux ma photo ?)
Et puis pour terminer, comme d'habitude, un petit melting pot de toutes les tenues que je trouve particulièrement belles avec ce fameux manteau.
Fashion Nerdic. qui a une coupe de taré, que je jalouse, que j'ai essayé d'avoir mais que je n'ai jamais réussi à reproduire même en demandant à ma coiffeuse fétiche.
Elle R. qui prouve bien que cette putain de veste est trop forte, et qu'elle va avec tout. Que tu sois trop reuck ou trop cucul la praline, la veste aviateur t'acceptera, parce que la veste aviateur, elle est gentille.
Veste H&M, chaussures La Redoute, pantalon Nafnaf, tee-shirt Monoprix et écharpe Pimkie.
Au fait les meufs : à partir de lundi je vais sûrement avoir des problèmes de connexion à cause de mon FDP de fournisseur internet, donc je ne suis pas certaine que je pourrais faire un article ou même répondre à vos commentaires.
Ca va être très dur, mais on va y arriver, ensembles. Biglove♥
Au fait les meufs : à partir de lundi je vais sûrement avoir des problèmes de connexion à cause de mon FDP de fournisseur internet, donc je ne suis pas certaine que je pourrais faire un article ou même répondre à vos commentaires.
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