dimanche 27 février 2011

Too much ego will kill your talent.


Enfin je trouve le temps de faire cet article. A peine en vacances, et je suis déjà surbookée, non mais vraiment, c'est pas humain : laissez-moi manger ma banane tranquille quoi, et accessoirement, écrire un article sur mon blog. Ce soir j'ai décidé de ne pas râler sur le vide intersidéral qui m'habite dès qu'il est question de faire un post de plus de trois lignes, ouais j'te jure, je sais pas ce qu'il m'arrive, je crois que je deviens un être humain normalement constitué (ou pas. Non parce que, je sais pas, j'voudrais pas dire, enfin voilà mais... vu comme je me fais dévisager, des fois, j'ai pas toujours l'impression d'être vraiment humaine, en fait. Enfin j'dis ça, j'dis rien hein. Je suis un vilain monstre tatoué, je dois pas m'étonner d'interpeller les gens, parfois, et je dois l'assumer, parce que c'est la vie, et que si t'as envie de la vivre telle que tu l'entends, ben t'es obligé de composer avec les gens, et d'accepter d'être un rebus de la société, ben ouais : ta gueule et encaisse. Ou pas. Et faut vraiment que j'arrête avec mes "ou pas", et surtout de dire de la merde, parce que sinon cet article risque de vraiment mal partir). Au fait, tu sais que j'aime bien être cynique des fois ? Je sais pas. Ca m'purifie, ça m'fait du bien.

En fait, je disais plus haut que j'avais décidé de ne pas râler ce soir parce que j'me suis rendue compte que, bah, tu vois, j'aime bien être ici, quand j'y regarde de plus près. J'aime bien écrire sur ce blog, et partager avec vous, je crois que c'est mon kiff, tu vois-han. Puis le truc, c'est que là présentement je suis un peu traumatisée. Ouais. Il se trouve que deux de mes blogs préférés viennent de fermer en un bref laps de temps et je suis perturbée. En fait, je suis une no-life, et la mort d'un blog, ben pour moi, c'est un peu comme la mort d'un animal de compagnie : j'ai du mal à m'en remettre. Il faut que je m'isole dans une cabane, loin, dans la forêt pour avoir une chance d'un jour tourner la page (oui je suis un petit être fragile et émotif. Ca t'en bouche un coin, hein) (putain mais le nombre de conneries que j'peux vomir à la seconde, c'est vraiment flippant, ça...) (en même temps tu ne peux m'en vouloir, lectrice, parce que là tu vois, je compose avec en fond sonore Monk. Tu sais, la série avec le mec qui a peur du lait, des singes, des acariens, des enfants... ben ouais hein. Tu comprends mieux ma douleur maintenant, alors sois gentille avec Bunny -en plus j'ai envie de jouer aux Sims alors franchement je suis pas gâtée ce soir. Comment ça on s'en fout ?-)
Et là j'ai plus rien à dire. Et ça fait à peu près une demi heure que je dois être devant cette page, à la regarder bêtement en me demandant ce que je pourrais bien raconter. Du coup, je pense que je vais tenter de développer ce que je disais en début de paragraphe, et en profiter pour un peu te lécher le cul, lectrice : tu vas voir, tu vas aimer.

Oui. J'aime mon blog (mais non je n'suis pas en train de me jeter des fleurs là, attends la suite, putain ! C'pas croyable ça) parce qu'il se trouve qu'il commence petit à petit à devenir comme j'ai toujours voulu qu'il soit : une sorte de mini-communauté où se retrouvent différentes personnes ayant toutes le même centre d'intérêt : moi. HAHAHA MAIS NON JE RIGOLE. On a toutes en grande partie les mêmes centres d'intérêts, certes, mais cela permet surtout de communiquer entre nous, d'échanger, de bavarder, et j'trouve ça top délire méga groove. C'est un peu comme un mini-forum ici, en fait, sauf que moi j'aime pas les forum, j'suis trop timide (ta gueule. Je suis timide j'te diiis) alors ce blog, c'est une bonne façon de parler avec des gens sympas sans avoir besoin d'ouvrir ma grande gueule au milieu d'une communauté cybernautique flippante.
Sans vous, je n'serai rien.
Non j'déconne, je vous méprise.
Mais il n'empêche que sans vous, j'aurais l'air conne, quand même. Ben ouais, parler toute seule ça le fait pas trop. Alors lash té kom et peutètr ke je seré ta bestâh. Je te mettrai dans ma Blogroll et on fera des bébés ensembles. Mais qu'est-ce que j'raconte ? Enfin bref. Tout ça pour vous remercier les meufs (maladroitement, certes, mais souviens-toi que je me tape Monk en musique d'ambiance et que c'est loin d'être des plus agréables).
Du fait de cette vision des choses : la nécessité de l'échange sur un blog, le plaisir de bavardages entre coupines et tout et tout, il se trouve que j'ai du mal à comprendre les blogueuses qui ne répondent jamais à leur commentatrices (non, je ne citerai pas de noms, je suis douce comme un agneau. Je vis dans l'amour et le respect de mes congénères). Bien évidemment vous aurez bien compris que je pense surtout à des blogueuses plutôt "connues" (même si avec le Chat on s'est souvent demandés ce que ça voulait dire d'être connu sur le net vu que tout n'est que virtualité sur cette plateforme. J'ten pose une colle là, hein. Pire qu'un sujet de philo, hein hein) et que du même coup, leur célébrité implique qu'elles doivent être "surbookées" et que de répondre à 100 commentaires, c'est pas toujours concevable (j'vois déjà avec les quelques lectrices qui sont ici : des fois je m'arrache les cheveux pour composer des réponses un temps soit peu pertinentes qui ne me font pas passer pour une connasse méprisante -comment ça mes réponses ne sont jamais pertinentes et JE SUIS une connasse méprisante ? C'est quoi ce biiiinz). Mais, autant je comprends bien que cela doit être délicat de répondre autrement que par un sempiternel "merci" aux compliments, autant j'ai du mal à concevoir que ces mêmes blogueuses ne prennent pas la peine de répondre à des questions posés par des lecteurs intéressés sur des sujets censés passionner la blogueuse en question. Moi, j'sais pas, en général quand on me pose une question concernant mes tattoos/mes goûts musicaux/ma bite, j'me sens plus et je suis vachement enthousiaste de pouvoir, une fois de plus, parler de moi (ben oui que veux-tu. J'adore parler de moi. Si j'pouvais je m'autobaiserai. Mais c'est pas possible parce que j'ai pas de phallus. Ce que je raconte est dégueulasse). Je n'sais pas pourquoi je parle de ça, mais j'avoue tout de même qu'en me baladant sur la blogogodanseuse (incline-toi devant mon putain de jeu de mots, c'est un ordre), cette reflexion n'a que rarement cessé de me tarauder.
Oui je sais, je passe mon temps à me questionner sur des choses totalement insipides. Mais maintenant qu'on est de grandes amies toi et moi, tu sais bien que c'est mon passe-temps favoris, la masturbation mentale inutile.

Pour parler de tout à fait autre chose : la semaine prochaine je bouge mon cul à la convention tatouage qui se déroule à Strasbourg, alors si tu veux un autographe, n'hésite pas à venir me voir, peut-être que j'te ferai même une petite bise si je suis de bonne humeur... ... ... ha merde mais non, c'est pas ça que j'voulais dire. Oui donc, je suis à cette fameuse convention, et si j'ten parle, c'est surtout parce que j'ai hâte de voir le type de personnes qu'il va y avoir (ouais parce que mon trip en convention, tu vois, c'est de chasser la personne qui s'la pète, le mec ou la nana qui se balade en short/débardeur parce qu'il est un peu recouvert de tatouages et que c'est un peu trop la classe tu vois. Mais tu n'peux pas comprendre, toi, parce que t'as que deux tatouages dont l'un comporte des étoiles, alors franchement, écrase, petit insecte. Rho je caricature, je suis méchante. Mais c'est vrai que des fois, j'me dis que certains tatoués on du mal à garder les idées claires, et que le fait de devenir des "oeuvres d'arts" ambulantes leur retourne complètement le cerveau et leur font oublier le mot "humilité". Comme si être tatoué, ça voulait dire mépriser l'autre. Je n'saurai expliciter plus ma pensée -en d'autres termes : j'ai envie d'expédier rapidos ce post alors me fait pas chier Brigitte-, mais il m'arrive d'être quelque peu perplexe devant le comportement de certain(es) tatoué(e)s).
Ha ouais, et pendant que j'y pense : cette semaine, attendez-vous à une magnifique vidéo look... ... je... je n'saurai en dire plus mais... je vais vous vendre du rêve. On va dire que quand je l'ai faite, je rentrais d'une soirée un peu spéciale et que... enfin voilà quoi... le whisky/coca sortait un peu par tous les pores de ma peau... enfin... bon... tu vois. Tu. Vois. Vois. Bref, en gros c'est une vidéo de merde, mais que je suis en vacances, j'en ai pas d'autres sous le coude, alors il va falloir vous satisfaire (du nécessaire ?) de cette daube. Je préférais vous prévenir, je suis sympa. Parce que, c'est pas que j'ai honte. Mais un peu. Quand même.

Pour terminer cet article, je tiens à vous dire que la tenue que j'vous montre aujourd'hui me rappelle le jour où je l'ai porté. Ouais. Parce qu'en fait, il se trouve que ce jour-là, tous les gens que je croisais se foutaient de ma gueule, comme si ces fringues avaient un pouvoir humoristique inconnu. Même avec beauccoup de recul, j'ai toujours pas compris ce qui pouvait les marquer à ce point : pas de collants troués, de tatouages visibles, mes lobes étaient quelque peu cachés par le bonnet... enfin bref, à mes yeux, je pouvais totalement me noyer dans la masse d'individus lambda sans me faire remarquer. Ou pas, quoi. Alors je sais pas si c'est le bonnet méduse qui provoquait de telles réactions, ou bien mon super tregging en imitation couïïïr, mais j'peux vous jurer qu'en fin de journée, j'étais plus que blasée. Alors voilà, je te quitte sur ces quelques photos, lectrice, et te laisse le plaisir de les décortiquer pour voir ce qui pouvait clocher. Amuse-toi bien petite coquine. Big up.

Salut, les gens me donnent envie de mourir.

C'est pour ça que je suis si moche en fait. C'est à cause des gens.



Ben ouais. Je suis blasée. Mais c'est les gens ! Les gens te diiIiiIis-je.

Tee-shirt Zara, tregging et bonnet Pimkie, gilet Bershka.

dimanche 20 février 2011

Just married.

Voilà. Le Chat et moi sommes officiellement liés à vie comme deux cons. C'est la fête, c'est la joie. Mais tu n'auras pas le plaisir de voir le motif du tattoo pour le moment, petite lectrice. Parce que. En fait. Tu vois. J'ai pas envie. Et puis franchement ça n'a rien à voir avec ce dont je vais vous parler ce soir, alors hein. Faut pas mélanger les torchons et les serviettes non plus, on est pas chez les anarchos ici, qu'est-ce que t'as cru ?


Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ENCORE ? Tu vois un collant troué alors tu te dis sûrement que la meuf qui le porte fuck the society et vomis de la bière dans les parc publics ? Non mais, quelle stéréotypisation. Tu devrais avoir honte de toi. On peut porter des collants trop fifou sans forcément être une grosse rebelz de la société, keuwa.

Ou pas. Il n'empêche que l'idée du collant "effilé" seulement d'un côté est vraiment bonne, surtout si tu veux te faire insulter gratuitement dans la rue, merci quand même Michelle M.

Ben oui. Parce que, ce que tu ne sais peut-être pas, c'est que pour certaines personnes, le collant effilé ou troué est, pour certain, une bonne raison de se foutre de la gueule de l'individu le portant, procédé faisant ressentir à l'agresseur verbale une réelle satisfaction cachant probablement un mal être profond : un visage disgracieux ou bien une intelligence inexistante malheureusement connue du susdit agresseur.
Oui. C'est un peu un rituel. Collant troué est égal à gros con assuré. On y peut rien, c'est comme ça.

Neva en a d'ailleurs été le témoin, pour preuve son article où elle présente cette magnifique tenue en photo ici, et surtout, ce magnifique collant.

Bien sûr je dis que ce collant est magnifique uniquement parce que je me suis fait le même il y a quelque temps déjà (mais bon... j'ai tout de même arrangé sa découpe, les premières fois ne sont pas toujours les bonnes). Il s'est avéré que l'année dernière à la même période à peu près les collants effilés ont commencé à pulluler un peu partout : Claire's, Pimkie, Miss Cochonne... euh... Coquine, on en voyait partout.
Mais bon moi j'suis une radine, j'voulais pas payer. Alors j'ai pris mes p'tits ciseaux et j'ai fait des p'tits troutrous comme j'ai pû.

Comme j'ai pû. J'ai dit.


(oui j'ai une oreille d'elfe et je t'emmerde)

Un gilet et un headband à fleurs et c'est bon on en parle plus, l'hypothétique anarcho se change en jeune damoiselle amoureuse de la nature. Tu peux pas test.

Sinon, niveau collant j'aime bien ça, aussi :

Mais je n'ai pas encore trouvé comment faire des troutrous aussi effilés et harmonieux. Si t'as une combine, mec, hésite pas à faire tourner hein.

Autre chose que je ne saurai jamais faire, c'est effiler un slim comme ça :
Mais j'avoue que je ne sais pas encore vraiment si je suis desespérée au point de m'acheter un slim déjà effilé à la perfection à 70 boules. Quand même.
Ben ouais, Bunny est pauvre. Quessta ? Ca t'bouscule dans ton slip ?
Ouais. J'préfère ça.

Chaussures Doc Martens, legging DIY, short Pimkie, tee-shirt Nafnaf, gilet et headband fleuris H&M.

lundi 14 février 2011

Don't worry what people think, they don't do it very often.









Je n'remercierai jamais assez Blogspot pour sa qualité image de merde...

Chaussures vintage, débardeur rayé Nafnaf, pull et fleur H&M, collier Pimkie.

mercredi 9 février 2011

I tell people to "suck my dick" even though I don't have one.


Hé oui, encore ce tee-shirt. Quoi ? Ca t'défrise c'est ça ? Ben écoute mon coco c'est comme ça la vie hein : j'ai pas fait gaffe. Mais comme tu le remarqueras sans peine, et ce, malgré ton QI d'huître, la tenue postée aujourd'hui est largement plus vieille que la tenue postée lors de l'article précédent. Quoi ? Tu comprends pas ? Non mais, t'es vraiment con toi... LA COUPE DE CHEVEUX pardi ! Tu vois bien que sur ces photos-là je suis brune, et sur les autres je suis blonde ! Non mais franchement ! J'te jure ! Quelle bande de demeurés ! J'ai honte ! 20/20 ! Vive la France. Ok, j'arrête de vous prendre pour des cons simplement histoire de combler le vide intersidéral qui occupe ma pensée et me menace d'une panne sèche d'un moment à un autre... n'empêche que maintenant, ça va être beaucoup plus compliqué de vous parler de quelque chose. Sinon... ça va en ce moment ? Il fait beau chez vous ? Moi ça va... j'ai un devoir à rendre demain en anglais, la critique d'un album au choix. Le truc c'est que je l'ai écrite au brouillon, et qu'à l'heure qu'il est, je ne l'ai toujours pas rédigée. Ouais j'suis une ouf, une vraie élève rebelle. Pardon ? Tu veux savoir quel album j'ai choisi pour ma critique ? Ben, en fait, ça va un peu t'étonner mais j'ai choisi "Watershed" de Opeth. Ouais je sais c'est étonnant, j'suis une nana vachement imprévisible, et qui a de la discussion en plus de ça. C'est pour ça que je tiens un blog, car j'ai le don de subjuguer mon lectorat. C'est normal en même temps quand on raconte autant de choses intéressantes.
... je tiens à signaler que je n'ai pris aucune drogue. En fait, si ma bombe lacrymo ne s'était pas ouverte dans mon sac je pense que je serai dans un état tout à fait normal. Sauf que là j'ai la gorge qui gratte et le nez qui coule... ... ... je t'interdis de rire.

La dernière fois le Chat m'a parlé d'un concours (j'suis sympa j'te donne le lien, comme ça, si t'as envie de t'la péter sur Arte il ne te reste plus qu'une chose à faire : cliquer) organisé par la chaîne Arte en me demandant pourquoi je n'étais pas encore inscrite, prête à tout défoncer, super motivée, comme cela avait été le cas pour le concours des Galeries Lafayette. Du coup, vu que t'es trop connectée sur la toile et que tu as été courant de cette manifestation avant même qu'elle ne soit inventée, tu dois toi aussi te demander pourquoi la Bunny n'a pas craqué son slip. C'est pour ça que je ressens le besoin d'en parler ici, pour m'expliquer auprès de toi, lectrice, qui est si déçue de ne pas voir ton idole concourir. Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOIIIII ? Ben en fait, meuf, j'me suis rendue compte d'un truc tout con : j'ai eu les boules. Putain! Arrête de rire ! Arrête j'te dis ou j'te séquestre dans ta cave !
Ben ouais, les boules. J'ai toujours eu les boules des concours. J'ai toujours eu peur de perdre. Pour les Galeries Lafayette, je n'sais pas ce qu'il m'a pris, je devais sûrement être sous l'emprise du cidre doux mais c'est bien le seul concours que j'ai osé faire de ma vie. Et, du coup, pour cette histoire de Arte, je me suis au final retrouvée face à ce fameux problème qui a ressurgi de nul part : la peur de l'échec. Pourquoi je te raconte ça ? Aucune idée. Probablement parce que j'ai rien d'autre à dire et que cette réaction de looseuse a fait "tilt" dans ma teutê, zeubi. Bon au final, il s'est avéré que les "lots" proposés par Arte m'indiffèrent totalement (un shoot photo professionnel qui sera vraisemblablement exposé) ayant une sale gueule et étant plus que coincée devant l'objectif, ce n'est vraiment pas le genre de choses qui pourraient me motiver à affronter ma peur panique de l'échec cuisant. Mais quand je regarde les looks proposés sur le site, j'me rends compte que j'aurai totalement eu ma place quoi : entre les rock'n'bobo, les rock'n'glam, les rock'n'mabite, on est servis. Vazy que j'te mets mon perfecto, mes Doc Marten's, un collant bien troué avec un tee-shirt lambda et vogue la galère je suis rock'n'trash destroy Kurt Cobain est mon ami.
C'est si simple de se déguiser.
A chaque fois qu'un concours "mode" est lancé. Je me fais la même reflexion (ce qui, à la longue, devient lassant je le concède) : c'est si simple de se faire passer pour un(e) autre sur internet. Pour une meuf super stylée au look qui déchire, alors qu'en fait je n'sors mes talons de 12cm, mes collants de clocharde et mon tee-shirt transparent que pour les grandes occasions. Ben ouais attends, si j'm'habillais pour du vrai comme ça, ben tous les gens ils diraient que je suis une puhuteuheu. Et j'suis pas une pute. Attends, j'écoute Christophe Maé moi, j'ai une réputation à tenir. Et puis, c'est maman qui serait pas contente si elle me voyait accoutrée de la sorte. Le problème c'est que je ne vois pas l'intérêt de se fringuer pour faire "comme si", alors qu'au final on n'assume rien du tout. Pourquoi sortir son vieux bandana et son slim troué, seulement quand il s'agit de photoshoot ? C'est trop la classe de pas s'assumer ? De ne pas oser être soi-même mais faire "genre" le temps d'une journée (ou d'une soirée hein, ça marche aussi : les vieilles meufs qui sont trop pin-up en boîte alors que le lundi matin ce ne sont plus que des poupoufs lambda) ? J'ai jamais compris. Et pourtant, j'te l'ai dis, à chaque fois cette interrogation me retombe sur la gueule sans que jamais je ne sache y donner une réponse claire et satisfaisante qui me permettrait de passer à autre chose (et accessoirement d'arrêter de tourner en rond sur ce blog). Le pire, c'est que des meufs "déguisées" y'en a dans des concours de style, sur Facebook et sur internet en général d'ailleurs, mais je suis certaine que y'a aussi des blogs mode qui fonctionnent pareil. Je suis persuadée que certaines blogueuses s'habillent d'une certaine façon pour un article alors qu'elles n'oseraient jamais sortir dans la rue avec une jupe aussi courte, des talons aussi hauts et une moumoute sur la tête. Du coup, on revient à la case départ : pourquoi ? Ca sert à quoi de se façonner un style qui n'est que fantasmé ? Pas forcément à être mieux dans sa peau puisqu'il n'est même pas totalement assumé.
Ouais en ce moment je tourne beaucoup autour de la question de la crise indentitaire, je crois que je suis en pleine mutation. J'en viens de plus en plus à me dire que rester soi-même, sans artifices et en suivant ses pulsions personnelles, c'est la clef du bonheur, et que se conformer à un personnage totalement sous notre contrôle car façonné par notre imaginaire, c'est le meilleur moyen de finir par se prendre trop au sérieux et donc de se casser les dents. Stay true les meufs.

Ca me fait penser à une autre réflexion plus ou moins en lien avec celle-là : j'ai remarqué que, depuis un certain temps, c'est la classe d'être con. Je m'explique. En fait, quand tu regardes sur internet, et même dans la rue, il semblerait vraiment que passer pour un simple d'esprit te permet de rentrer dans la catégorie des "cools". C'est sûr, si au lieu d'envoyer chier tes potes et d'hurler "suce ma bite" dans la rue, tu préfère parler littérature (mais ça marche aussi avec la trigonométrie, je n'suis pas raciste) avec tes copains, tu vas passer pour le connard de base qui veut s'la jouer intellectuel. Bien évidemment, tu n'as aucune envie que tes potes te prennent pour une grosse tête qui se la pète grave parce que tu sais correctement orthographier ton nom et que tu connais la date de parution des Essais de Montaigne. Du coup tu vas préférer te faire passer pour "con", ou tout du moins "limité" car il se trouve que notre société actuelle accepte mal les "monsieurs/madame je sais tout". T'inquiètes j'suis pas en train d'te dire que je suis un pauvre génie littéraire méconnu que personne ne comprend, et que je rêve de parler du mythe de Sisyphe avec mes copines pendant qu'on fait du shopping. Ce que j'essaye de dire c'est que de nos jours, il semble que tu n'aies plus vraiment le droit d'écrire un français correct, ou de reprendre la faute de français de quelqu'un ou même d'aborder un sujet "sérieux", sans passer pour un individu prise de tête qui s'arrête à des détails. L'exemple le plus frappant est bien évidemment Facebook où, dès qu'une personne tente d'écrire un français passable et reprend les "fote d francé dé otr", elle se fera enchaîner par un nombre incalculable de personnes bien intentionnées qui tenteront de lui rappeler l'inutilité de la grammaire et de l'orthographe française dans une société qui n'en a rien à battre de Molière et préfère se gratter les couilles devant le Juste Prix. J'trouve ça flippant. Flippant parce que la culture ne semble plus avoir aucune légitimité. Flippant parce qu'une société de cons est la plus à même de se faire baiser jusqu'à la moelle. Flippant parce que la connerie, c'est retourner au primitif, et le primitif, c'est la violence. Flippant parce que la violence c'est l'intolérance, et que l'intolérance, moi, j'me la bouffe tous les jours en pleine gueule.
J'suis pas en train de dire que je suis la voix de la sagesse, que je suis plus intelligente que les autres et que j'ai la recette magique pour être quelqu'un de formidable, l'étant moi-même. J'suis seulement une connasse qui se bat pour ne pas être vide de sens, qui essaye d'exister autrement que par sa forme concrète et physique...
... je crois qu'il y a de la drogue dans les bombes lacrymo.
Et en plus j'ai mal au crâne.
Putain de vie.





Chaussures, tee-shirt, collier et gilet moumoute Pimkie, headband et short H&M.

vendredi 4 février 2011

Sentimentalement, démissionnaire. Professionnellement, suicidaire.


Depuis que j'ai vu cette photo datant de cet été, je fais une fixette de malade sur le Dreamcatcher. C'est comme ça. J'ai envie de me mettre des plumes dans le cul porter des accessoires ethniques. C'est trop baba cool keuwa, j'suis une femme du monde meuwa. Un peu rock hippie années Woodstock psychédélique passe-moi l'ouinj. Mais bon. On va dire que c'est pas à Pimkie ou à H&M que j'pouvais trouver ce p'tit truc en plume, je me voyais donc désespérée d'un jour pouvoir me faire passer pour Pocahontas. C'était sans compter sur Noël et le goût inavoué de ma soeur pour les enquêtes dignes de celles de Sherlock Holmes. Parce que faut pas croire, hein, j'en ai écumé des magasins d'indiens remplis de tee-shirt Johnny Hallyday pour trouver le dreamcatcher de mes rêves (merci d'apprécier mon jeu de mot du tonnerre), en vain. Et elle, la soeurette, v'la qu'elle débarque sous l'sapin avec ce p'tit truc, comme ça, à la cool, ni vu ni connu, histoire de m'faire passer pour une mongole qui n'a aucun talent pour les investigations d'envergure (ou qui, tout du moins, a de la merde dans les yeux). Ben ouais la classe c'est de famille, on l'a, ou on ne l'a pas qu'est-ce que tu veux que j'te dise ? (comment ? Que ma soeur et moi on doit pas être de la même famille alors ? Je... je n'comprends pas... insinuerais-tu que je suis dénuée de... classe ? PFEUH.)


Je te laisse admirer le putain de bleu que m'a laissé cette salope d'infirmière après m'avoir pompé mon sang comme un putain de vampire de merde (3615 je hais les piqûres bonjour).

T'sais que j'en suis venue au point de tellement aimer cet objet que, comme Neva j'ai pensé à m'le faire encrer à vie. Mais au final j'ai préféré me freiner le slip : cet objet, est-ce que je l'aime seulement pour son esthétique, ou bien également pour sa symbolique ? A-t-il vraiment un sens ? Pour le moment je ne saurais le dire. C'est pour ça que pour l'moment je préfère planifier des bêtises avec le Chat pour fêter nos 4 ans plutôt que d'me faire tatouer des plumes d'indiens. Gueuh.

Le tatouage de Neva, exécuté par la tatoueuse Lichette.

Mais bon. Le problème avec ce petit collier, c'est qu'il n'est pas forcément facile à assortir. Ben ouais, faut pas tomber dans l'cliché de l'indienne qui chante dans sa barque avec son raton-laveur au détour de la rivière quoi. Alors on évite de sortir les bottes à franges (ça me fait penser que j'aimerais bien des petites chaussures en toile brune à franges. A l'époque j'en avais vu à la Halle aux chaussures, j'avais hésité, et puis, en me rappelant la tronche du Chat quand je lui ai parlé de mon idée de m'acheter des chaussures à franges, j'ai renoncé. Que je suis faible. Que je regrette. JE VEUX MES CHAUSSURES DE HIPPIE, HAAAAA) , les boucles d'oreille à plumes et on se creuse le crâne s'il vous plaît.

Ou pas. Tee-shirt blanc, slim en jean, Doc Martens brillante et... basta la vista.




Bon... faut croire que je n'le tiens pas encore tout à fait le style trop classe du Dreamcatcher, faudrait peut-être que j'demande à cette nana au pure look comment faire pour devenir une meuf qui a trop la seucla :


- "Ô magnifique déesse, dis-moi, quel est ton secret ?"
- "La classe mon enfant, la classe. Tu sais, celle que tu n'as PAS !"
- "Haaaaa heuaaaaarh je meuuuurs."

Au pire, il me restera toujours l'alternative boucle d'oreille...


... mais... je n'sais pas... je crois qu'en fait, mon destin est d'avoir mauvais goût, et de ne jamais savoir porter aussi facilement que je le souhtaiterais les pièces de mon dressing qui me font vibrer et que j'ai galéré à obtenir. En fait, il ne me reste plus qu'à me pendre. Amen.