
Wahoo! Comme je suis motivée pour écrire cet article ! C'est D-I-N-G-U-E. Mais je le fais quand même, parce que je t'aime, toi, petite cockedoodledoo (et là, instantanément, tu as senti que le niveau de cet article allait côtoyer les fleurs sauvages. Tu as peur, tu trembles, mais ne t'inquiète pas : je suis là). Ouais nan mais en fait tu comprends pas. Je suis fatiguée (parce que c'est évidemment le genre de choses qui n'arrivent qu'à moi on est bien d'accord). Alors une fois de plus, je crains que tu ne doives composer avec le français approximatif qui va se retrouver en ces lignes, ponctuées de fautes de frappes et d'expressions idiomatiques sortis tout droit du cerveau d'une blonde (du genre "il ne faut pas tuer la peau de l'ours avant d'avoir vendu la crèmière"). Si je ne devais te raconter qu'une seule chose ce soir, je te dirais que je suis en panne d'inspiration modesque en ce moment, panne accentuée par mon envie maladive de faire du shopping qui vient à me faire dire que je n'ai strictement plus rien à me mettre et qu'il faut absolument que je me tourne vers les magasins pour enfin avoir un style potable. Mais j'ai encore à peu près 300 lignes à écrire (je n'exagère jamais) alors je ne vais pas me contenter de cette information, qui est pourtant d'une importance capitale, tu le conçois.
Histoire de raconter un peu ma vie aussi, je t'annonce que ce samedi 2 octobre, je vais en chier. Tout simplement parce que je vais au concert du groupe D'espairsRay. Du coup, là, forcément, t'as envie de me demander "mais pourquoi tu y vas, alors, connasse ?" ce à quoi je serais obligée de répondre (c'est moi où ce soir j'utilise un style des plus étranges ? Putain décidemment, écrire sous l'emprise de la fatigue -et non pas de la drogue merci- c'est trop chaud cacao) "ben pour t'expliquer un peu mon coco, D'espairsRay fait partie de ces groupes de Visual Key que j'écoutais dans ma prime jeunesse, et pour lequel j'ai failli fuguer à Paris lorsque j'étais une adorable petite adolescente no-life qui vivait dans un monde parallèle peuplé de japonais, de consoles de jeu et d'ordinateurs. Alors on va dire qu'en allant à ce concert, je cherche à apaiser la jeune fille que j'étais, à me réconcilier avec mon moi-adolescent et... BON OK LES PLACES ETAIENT GRATUITES". Et puis ça va me faire triper d'observer toutes ces gamines boutonneuses rivalisant avec des sapins de Noël chialer et innonder la salle de cyprine en voyant ce bon vieux Hizumi débarquer sur scène... ... ... ou pas. Ho, allez, avec un peu de chance elles hurleront que la batterie est kawaii et j'aurai gagné ma soirée (ceci est un mauvais souvenir que la Bunny a vécu au concert de Kagerou -autre groupe de Visuel Key- il y a quelques années. En effet, agglutinée contre la barrière pour être au plus proche du groupe, la Bunny s'est retrouvée entourée de gothiques lolita avoisinant les 100 kilos ayant oublié que le déodorant ne se mangeait pas mais se mettait sous les bras, et qui hurlaient "KAWAII KAWAII" comme de grosses truies pendant que la batterie était montée par un ingénieur du son même pas bridé). M'enfin... en sachant que le dernier album que j'ai écouté d'eux date de 2007 et que mon préféré est sorti en 2005 (oldschool, tu peux pas test)... je sens que je vais attendre longtemps de tomber sur une musique qui me rappellera ma folle jeunesse. Bref, si t'as rien d'autre à faire samedi soir, meuf, fais une petite prière pour la Bunny, tu seras gentille. Et puis, tant qu'on y est, fais-en aussi une pour toutes les petites groupies qu'il y aura, prie, PRIE pour que je ne les butte pas. Ce serait dommage que ça se termine en bain de sang, ça ferait désordre (note à moi-même : je me demande si il y aura beaucoup d'emo à cette soirée, en sachant que le emo lambda est généralement féru de japoniaiseries... JOIE, JOIE, des sapins de Noël qui parlent et des emos ! Je sens que je vais m'E-CLA-TER). Nan mais c'est bien, je suis contente, faut pas croire.
A part ça j'ai enfin réussi à télécharger le reportage "Tatoué, piercé, ceci est mon corps" et j'peux t'dire que c'était pas d'la tarte, nom d'une pipe en bois ! (ho bordel de marde, et là, tu vois, petit suppôt de Satan, pour faire cet article tout droit sorti des latrines je viens de refuser UNE SOIREE avec de l'alcool et des CIGARETTES alors j'te préviens qu'il va falloir être tèèèès gentille avec moi là, dgkdhkmjdiohjdepompeàmeeeeerde, voilà, moi pas être contente maintenant, NIAAAAH crève esprit maniaque que je suis, ccccccrèèèèève -parce qu'en fait, je pourrais y aller, tu vois, à cette soirée, à l'arrache. Mais le truc, c'est qu'une fois que j'ai commencé quelque chose et prévu de le terminer, il est comme IMPOSSIBLE que je le bâcle ou alors que je le reporte à plus tard... ouais je sais c'est pas très rock'n'roll tout ça... que veux-tu... j'aime bien être propre et même que chez moi quand ça ne brille pas je deviens folle... tu es déçue je le vois, tu pensais que je prenais une seule douche par semaine et que j'avais commencé, depuis la rentrée, une culture de mouches autour de mes poubelles jamais jetées, et finalement tu te retrouves face à la fée du logis à qui il ne manque que le tutu rose. Mais t'inquiètes : tu t'en remettras-). ENFIN BREF, ouais, donc, ce fameux reportage (qui date d'un quart de siècle mais que veux-tu... le temps que j'me réveille, hein). J'avoue en avoir parlé avec quelques potes et, du coup, j'appréhendais un peu. On m'avait particulièrement conseillé de me méfier du témoignage de deux Suicide Girls françaises qui risquaient de me donner des crises d'urticaire. Et, une fois de plus, je me rends compte que pour juger objectivement un élément ou même un individu, il ne faut vraiment pas se fier aux opinions des autres (autant dire qu'il ne faut pas tuer la peau de la crèmière avant d'avoir tué le beurre -il fallait que j'le sorte-) puisque, personnellement, j'ai trouvé Raia et Noémie particulièrement intéressantes, exprimant avec aisance et intérêt des idées argumentées de façon claire, idées que moi-même je n'arrivais pas à formuler sans m'embrouiller (comme par exemple la différence qu'il existe entre être tatouée/originale/... et vouloir "tailler le bout de gras" avec des personnes qu'on ne connait même pas et dont on a strictement rien à foutre). D'un autre côté j'ai trouvé ce reportage particulièrement réussi car il s'émerge dans toutes les "couches" du tatouage, allant de Etienne Dumont, critique d'art (et oeuvre d'art à lui tout seul n'ayons pas peur d'être ridicule), à Pascal Tourain, l'homme tatoué, comédien jouant de sa différence pour faire rire, jusqu'au cyber punk pour qui la modification corporelle est un moyen d'améliorer le physique humain. Bref, moi, j'ai kiffé, c'était documenté, intéressant, et exempt de tous préjugés ou stéréotypes. Chaque milieu était présenté de façon "brut", tel que le télé-spectateur pouvait le voir, sans tenter d'y apposer des noms tel que "milieu underground", "art déviant", "modèles photo marginaux" ou que sais-je. Et ça fait du BIEN de tomber sur des émissions qui te présentent le milieu du tatouage comme un milieu de passionés se trouvant au même niveau que les férus de foot, de tunning, de tricot, de mode ou que sais-je ; un milieu avec ses subtilités, ses codes, ses différences au sein-même de la communauté, et BAS-TA. Il est certain que tu ne verrais pas un reportage aussi complet sur TF1 ou M6 ; on est en effet bien loin du cachet "scandale" que ce genre de chaînes veulent apposer sur chaque originalité qu'ils découvrent. Pour un reportage sur les tatouages, ces derniers seraient allés nous chercher directement la mamie la plus tatouée du monde qui a 150 000 piercings et se prend pour en chat, puis ils nous auraient parlé de la gonzesse qui s'est fait tatouer jesaispascombien d'étoiles sur la gueule sans qu'elle ne s'en rende compte -golio-, avant de dévier sur les skinhead qui se tatouent des croix gammées. Et puis voilà, c'est bon, la ménagère de quarante ans est choqué à vie, parlera du reportage tout autour d'elle, le coup marketing de la chaîne aura fait son effet, merci, aurevoir.
A part ça il faut que tu saches que ça me saoule de te chier de nouveaux des vieilles photos provenant de mon vieux studio de vieille étudiante. Du coup c'est de nouveau la guerre pour prendre des photos à peu près potables, et ça chie vraiment dans le pâté de campagne, quoi. Oui je sais je m'en étais d'ores et déjà plainte lors du dernière article, mais je veux que tu comprennes que quand j'dis que ça m'fait chier, c'est que ça m'fait chier.
Au fait, tu savais que ça fait 3 semaines que je suis rentrée en cours et que je sais déjà que je vais repiquer mon année ? En fait, je crois que je vais devenir caissière, mais à H&M, s'il vous plaît. Voilà, ça fait du bien de le dire.
Et puis la tenue que j'te présente aujourd'hui est très bien, laisse-moi tranquille. J'ai pas du tout une dégaine de clocharde, tu mens. Ha ouais puis, pendant que j'y pense : la repousse de mes cheveux se passent bien, j'ai, des fois, des crises assez effrayantes qui me donnent l'envie malsaine de tout raser pour mieux recommencer, mais je tiens bon. Dans 3 mois j'aurai peut-être droit à la coupe de mes rêves qui me fera passer pour une secrétaire cochonne. Ha, et j'veux des plugs en 30 mm, j'en ai marre de mes 28. Voilà, c'est cool, je crois que là, j'ai bien raconté toute ma life je crois qu'on ne peut pas faire pire, mais... ho ? Mais... MAIS TU DORS ? He mais... HOLA! VAZY LA! ZBI! REGARDE-MOI QUAND J'TE PARLE! Putain ben, si c'est comme ça, moi, j'me tire ! Et j'te dis même pas qu'à la fin de l'article y'a un truc encore plus drôle qu'une blague carambar qui t'attend. SALUT!



Ho! Je sais que j'ai une sale gueule, mais cela n'empêche que ce n'est pas ça, le truc drôle, descends encore un peu...

Ouais... salut... j'm'appelle Bunny... on dirait que j'ai 150kilos, que je suis vieille, ridée, et que je suis difforme et... je défile trop bien. Youhou. Admire la pose de camionneuse. Merci. Adieu.
Gilet en jean Nafnaf, débardeur Your Eyes Lie, serre-tête Pimkie, collant qui va pas tarder à claquer et tennis Rocket Dog.



































