jeudi 30 septembre 2010

Tes cheveux deviennent roses et tu te sens exceptionnelle.



Wahoo! Comme je suis motivée pour écrire cet article ! C'est D-I-N-G-U-E. Mais je le fais quand même, parce que je t'aime, toi, petite cockedoodledoo (et là, instantanément, tu as senti que le niveau de cet article allait côtoyer les fleurs sauvages. Tu as peur, tu trembles, mais ne t'inquiète pas : je suis là). Ouais nan mais en fait tu comprends pas. Je suis fatiguée (parce que c'est évidemment le genre de choses qui n'arrivent qu'à moi on est bien d'accord). Alors une fois de plus, je crains que tu ne doives composer avec le français approximatif qui va se retrouver en ces lignes, ponctuées de fautes de frappes et d'expressions idiomatiques sortis tout droit du cerveau d'une blonde (du genre "il ne faut pas tuer la peau de l'ours avant d'avoir vendu la crèmière"). Si je ne devais te raconter qu'une seule chose ce soir, je te dirais que je suis en panne d'inspiration modesque en ce moment, panne accentuée par mon envie maladive de faire du shopping qui vient à me faire dire que je n'ai strictement plus rien à me mettre et qu'il faut absolument que je me tourne vers les magasins pour enfin avoir un style potable. Mais j'ai encore à peu près 300 lignes à écrire (je n'exagère jamais) alors je ne vais pas me contenter de cette information, qui est pourtant d'une importance capitale, tu le conçois.
Histoire de raconter un peu ma vie aussi, je t'annonce que ce samedi 2 octobre, je vais en chier. Tout simplement parce que je vais au concert du groupe D'espairsRay. Du coup, là, forcément, t'as envie de me demander "mais pourquoi tu y vas, alors, connasse ?" ce à quoi je serais obligée de répondre (c'est moi où ce soir j'utilise un style des plus étranges ? Putain décidemment, écrire sous l'emprise de la fatigue -et non pas de la drogue merci- c'est trop chaud cacao) "ben pour t'expliquer un peu mon coco, D'espairsRay fait partie de ces groupes de Visual Key que j'écoutais dans ma prime jeunesse, et pour lequel j'ai failli fuguer à Paris lorsque j'étais une adorable petite adolescente no-life qui vivait dans un monde parallèle peuplé de japonais, de consoles de jeu et d'ordinateurs. Alors on va dire qu'en allant à ce concert, je cherche à apaiser la jeune fille que j'étais, à me réconcilier avec mon moi-adolescent et... BON OK LES PLACES ETAIENT GRATUITES". Et puis ça va me faire triper d'observer toutes ces gamines boutonneuses rivalisant avec des sapins de Noël chialer et innonder la salle de cyprine en voyant ce bon vieux Hizumi débarquer sur scène... ... ... ou pas. Ho, allez, avec un peu de chance elles hurleront que la batterie est kawaii et j'aurai gagné ma soirée (ceci est un mauvais souvenir que la Bunny a vécu au concert de Kagerou -autre groupe de Visuel Key- il y a quelques années. En effet, agglutinée contre la barrière pour être au plus proche du groupe, la Bunny s'est retrouvée entourée de gothiques lolita avoisinant les 100 kilos ayant oublié que le déodorant ne se mangeait pas mais se mettait sous les bras, et qui hurlaient "KAWAII KAWAII" comme de grosses truies pendant que la batterie était montée par un ingénieur du son même pas bridé). M'enfin... en sachant que le dernier album que j'ai écouté d'eux date de 2007 et que mon préféré est sorti en 2005 (oldschool, tu peux pas test)... je sens que je vais attendre longtemps de tomber sur une musique qui me rappellera ma folle jeunesse. Bref, si t'as rien d'autre à faire samedi soir, meuf, fais une petite prière pour la Bunny, tu seras gentille. Et puis, tant qu'on y est, fais-en aussi une pour toutes les petites groupies qu'il y aura, prie, PRIE pour que je ne les butte pas. Ce serait dommage que ça se termine en bain de sang, ça ferait désordre (note à moi-même : je me demande si il y aura beaucoup d'emo à cette soirée, en sachant que le emo lambda est généralement féru de japoniaiseries... JOIE, JOIE, des sapins de Noël qui parlent et des emos ! Je sens que je vais m'E-CLA-TER). Nan mais c'est bien, je suis contente, faut pas croire.

A part ça j'ai enfin réussi à télécharger le reportage "Tatoué, piercé, ceci est mon corps" et j'peux t'dire que c'était pas d'la tarte, nom d'une pipe en bois ! (ho bordel de marde, et là, tu vois, petit suppôt de Satan, pour faire cet article tout droit sorti des latrines je viens de refuser UNE SOIREE avec de l'alcool et des CIGARETTES alors j'te préviens qu'il va falloir être tèèèès gentille avec moi là, dgkdhkmjdiohjdepompeàmeeeeerde, voilà, moi pas être contente maintenant, NIAAAAH crève esprit maniaque que je suis, ccccccrèèèèève -parce qu'en fait, je pourrais y aller, tu vois, à cette soirée, à l'arrache. Mais le truc, c'est qu'une fois que j'ai commencé quelque chose et prévu de le terminer, il est comme IMPOSSIBLE que je le bâcle ou alors que je le reporte à plus tard... ouais je sais c'est pas très rock'n'roll tout ça... que veux-tu... j'aime bien être propre et même que chez moi quand ça ne brille pas je deviens folle... tu es déçue je le vois, tu pensais que je prenais une seule douche par semaine et que j'avais commencé, depuis la rentrée, une culture de mouches autour de mes poubelles jamais jetées, et finalement tu te retrouves face à la fée du logis à qui il ne manque que le tutu rose. Mais t'inquiètes : tu t'en remettras-). ENFIN BREF, ouais, donc, ce fameux reportage (qui date d'un quart de siècle mais que veux-tu... le temps que j'me réveille, hein). J'avoue en avoir parlé avec quelques potes et, du coup, j'appréhendais un peu. On m'avait particulièrement conseillé de me méfier du témoignage de deux Suicide Girls françaises qui risquaient de me donner des crises d'urticaire. Et, une fois de plus, je me rends compte que pour juger objectivement un élément ou même un individu, il ne faut vraiment pas se fier aux opinions des autres (autant dire qu'il ne faut pas tuer la peau de la crèmière avant d'avoir tué le beurre -il fallait que j'le sorte-) puisque, personnellement, j'ai trouvé Raia et Noémie particulièrement intéressantes, exprimant avec aisance et intérêt des idées argumentées de façon claire, idées que moi-même je n'arrivais pas à formuler sans m'embrouiller (comme par exemple la différence qu'il existe entre être tatouée/originale/... et vouloir "tailler le bout de gras" avec des personnes qu'on ne connait même pas et dont on a strictement rien à foutre). D'un autre côté j'ai trouvé ce reportage particulièrement réussi car il s'émerge dans toutes les "couches" du tatouage, allant de Etienne Dumont, critique d'art (et oeuvre d'art à lui tout seul n'ayons pas peur d'être ridicule), à Pascal Tourain, l'homme tatoué, comédien jouant de sa différence pour faire rire, jusqu'au cyber punk pour qui la modification corporelle est un moyen d'améliorer le physique humain. Bref, moi, j'ai kiffé, c'était documenté, intéressant, et exempt de tous préjugés ou stéréotypes. Chaque milieu était présenté de façon "brut", tel que le télé-spectateur pouvait le voir, sans tenter d'y apposer des noms tel que "milieu underground", "art déviant", "modèles photo marginaux" ou que sais-je. Et ça fait du BIEN de tomber sur des émissions qui te présentent le milieu du tatouage comme un milieu de passionés se trouvant au même niveau que les férus de foot, de tunning, de tricot, de mode ou que sais-je ; un milieu avec ses subtilités, ses codes, ses différences au sein-même de la communauté, et BAS-TA. Il est certain que tu ne verrais pas un reportage aussi complet sur TF1 ou M6 ; on est en effet bien loin du cachet "scandale" que ce genre de chaînes veulent apposer sur chaque originalité qu'ils découvrent. Pour un reportage sur les tatouages, ces derniers seraient allés nous chercher directement la mamie la plus tatouée du monde qui a 150 000 piercings et se prend pour en chat, puis ils nous auraient parlé de la gonzesse qui s'est fait tatouer jesaispascombien d'étoiles sur la gueule sans qu'elle ne s'en rende compte -golio-, avant de dévier sur les skinhead qui se tatouent des croix gammées. Et puis voilà, c'est bon, la ménagère de quarante ans est choqué à vie, parlera du reportage tout autour d'elle, le coup marketing de la chaîne aura fait son effet, merci, aurevoir.

A part ça il faut que tu saches que ça me saoule de te chier de nouveaux des vieilles photos provenant de mon vieux studio de vieille étudiante. Du coup c'est de nouveau la guerre pour prendre des photos à peu près potables, et ça chie vraiment dans le pâté de campagne, quoi. Oui je sais je m'en étais d'ores et déjà plainte lors du dernière article, mais je veux que tu comprennes que quand j'dis que ça m'fait chier, c'est que ça m'fait chier.
Au fait, tu savais que ça fait 3 semaines que je suis rentrée en cours et que je sais déjà que je vais repiquer mon année ? En fait, je crois que je vais devenir caissière, mais à H&M, s'il vous plaît. Voilà, ça fait du bien de le dire.
Et puis la tenue que j'te présente aujourd'hui est très bien, laisse-moi tranquille. J'ai pas du tout une dégaine de clocharde, tu mens. Ha ouais puis, pendant que j'y pense : la repousse de mes cheveux se passent bien, j'ai, des fois, des crises assez effrayantes qui me donnent l'envie malsaine de tout raser pour mieux recommencer, mais je tiens bon. Dans 3 mois j'aurai peut-être droit à la coupe de mes rêves qui me fera passer pour une secrétaire cochonne. Ha, et j'veux des plugs en 30 mm, j'en ai marre de mes 28. Voilà, c'est cool, je crois que là, j'ai bien raconté toute ma life je crois qu'on ne peut pas faire pire, mais... ho ? Mais... MAIS TU DORS ? He mais... HOLA! VAZY LA! ZBI! REGARDE-MOI QUAND J'TE PARLE! Putain ben, si c'est comme ça, moi, j'me tire ! Et j'te dis même pas qu'à la fin de l'article y'a un truc encore plus drôle qu'une blague carambar qui t'attend. SALUT!






Ho! Je sais que j'ai une sale gueule, mais cela n'empêche que ce n'est pas ça, le truc drôle, descends encore un peu...



Ouais... salut... j'm'appelle Bunny... on dirait que j'ai 150kilos, que je suis vieille, ridée, et que je suis difforme et... je défile trop bien. Youhou. Admire la pose de camionneuse. Merci. Adieu.

Gilet en jean Nafnaf, débardeur Your Eyes Lie, serre-tête Pimkie, collant qui va pas tarder à claquer et tennis Rocket Dog.

dimanche 26 septembre 2010

You're home.



C'est vrai. Je n'ai pas été très active cette semaine, et je vous présente mes plus plates excuses. Mais sachez que j'ai passé trois jour de folie qui m'ont tenue loin de mon ordi et plus proche que jamais de mon lit. Entre grèves, tattoo et défilé des Galeries Lafayette, j'ai pas eu l'temps d'me faire chier et j'ai passé ma fin de semaine dans le train, à me faire ballotter de villes en villes, à courir partout et à tenter de me repérer dans des endroits que je connaissais peu voire pas du tout. De la bombe de balle. Mais ça va, je suis en vie (ça n'a pas de prix ? Ca n'est pas à vendre ?), pas comme Gregory Lemarchal, d'ailleurs (quoi ? T'aimes pas ma blague ? Tu la trouves pas drôle ? De toute façon 'parrait que j'ai le portrait type du psycopathe alors franchement, au point où j'en suis, hein). Je peux d'ailleurs fièrement vous annoncer que ces multiples périples sont les premiers que j'ai affronté seule (ou presque) depuis un moment. Seule dans la rue. Avec des gens. Et même que j'me suis pas énervée une seule fois (ou presque), et même que ma technique pour ignorer le beauf lamba marche magnifiquement bien (ou presque), et même que je suis aux anges d'abord (ou presque. Comment ça, ça veut rien dire dans ce contexte ? Ho...).
Ha ouais, sinon, je veux une veste aviateur. Tu sais, le truc hideux avec de la laine de mouton un peu partout qui te rappelle vaguement la veste que ton père portait en 1970. Bah je veux ça. Le problème c'est que celles de H&M ont disparues en un temps record, et que tu peux toujours te toucher pour que j'achète une veste en vrai cuir. Alors je suis un peu vénère, si tu veux savoir. En fait, pour être tout à fait honnête avec toi, j'ai un petit côté fille à papa capricieuse lorsqu'il s'agit des fringues : quand j'ai repéré une pièce mais que cette dernière disparait subitement je me mets souvent à taper du pieds, insulter tout ce qui passe, et même parfois, à pleurer. Nan mais j'te jure, c'est grave. Par exemple là, tu vois, si demain je sors et que je vois une meuf avec la veste aviateur de H&M sur le dos, il est fort probable que je l'agresse pour lui piquer. En plus, c'est pas pour dire, mais à part les vestes aviateur, y'a vraiment aucun manteau pour l'hiver qui me branche, parce que franchement, la vieille parka qui te fait ressembler à un bibendum, non merci, les trench, j'ten parle même pas (je HAIS le trench, voilà, c'est dit) et les manteaux en matière bizarre style "je suis une madame" ça ne va pas avec tout, autant dire que si j'ai envie de me balader en jean troué et Doc ça le fait vraiment pas, à la limite du mauvais goût. Bref, tu l'auras compris, j'suis à la dech niveau manteau, et le pire dans tout ça, c'est que t'en as strictement rien à foutre.

Comme tu as pû le lire plus haut, et vu que je ne t'ai pas encore totalement bassiné avec ça, samedi a eu donc lieu le défilé des Galeries Lafayette... ... ...
Ecoute, je suis sortie d'là, j'me suis dit qu'il fallait absolument que j'raconte cette expérience sur mon blog. Alors c'est parti : je te passerai bien évidemment le récit de mon arrivée à Strasbourg (quoiqu'on ne peut plus riche en rebondissements : entre suicidé sous le train, pluie torrencielle et désorganisation totale, j'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer) pour aller directement à l'essentiel : le défilé en question.
Je débarque aux Galeries et passe directement par la case maquillage où la maquilleuse (très sympa, ça, y'a rien à dire) me change en pute roumaine directement importée du pays : yeux charbonneux et rouge à lèvre rose fuschia font très mauvais ménage (j'me suis d'ailleurs empressée de dégager ce rose immonde qui me donnait vraiment l'air d'une fille de joie ayant dépassé la date de péremption). Vient ensuite l'epreuve de la coiffure : plus d'une 50 de personnes agglutinées autours de 3 coiffeurs surbookés. On r'viendra. Heureusement que mes cheveux ne demandaient qu'un coup de laque et puis basta (soit dit en passant les coiffeurs étaient très inspirés : ça donnait des fois des coiffures super originales qui permettaient d'ajouter un petit plus au look de certaines, et d'autres fois des choucroutes ignobles qui rendaient les gonzesses plus hideuses qu'autre chose. Note à moi-même : je ne comprends pas l'intérêt pour un mec de passer par la phase coiffure, surtout quand il a trois poils sur le caillou. Comme quoi quand c'est gratuit, hein, les gens peuvent vraiment pas s'en empêcher). Entre temps il fallait également s'entrainer rapidement à défiler pour connaître les endroits où faire les poses, où regarder, eutécé... c'est d'ailleurs LA, que je me suis rendue compte que j'étais peut être en train de faire une grosse connerie et que je n'étais pas du tout dans mon élement. Passons.
15h30, tout le monde se rejoint dans le grand escalier, les looks séparés par étages : rock, glamour, néo-BCBG, bohème chic ou street sport. Déjà, là, quand tu vois l'intitulé des différents styles, tu sens que y'a un truc qui cloche. Et tu sens bien ; je débarque à l'étage "rock" et là... c'est le drame. J'ai jamais vu autant de faux semblants réunis à un même endroit. Bien évidemment tu peux me dire que je suis une vilaine langue de pute et que de toute façon il est très rare que je considère vraiment quelqu'un de "rock'n'roll", détestant d'une part coller des étiquettes classant les gens par "styles", d'autres part ne comprenant pas vraiment l'intérêt de dire à quelqu'un "WAOUW, t'es trop ROCK toi!". De toute façon, l'allure rock'n'roll pour moi passe avant tout par la mentalité, et non par le style. Et dans ce fameux escalier, bah, t'avais surtout des gens qui pensaient le contraire, quoi.
Tu ne comprends pas pourquoi je m'acharne sur ces pauvres gens ? J'te dresse le tableau et je reprends le cours de mon récit en même temps : 15h30 j'arrive donc à l'étage "rock" pour me retrouver face à une dixaine (voire une vingtaine, je n'ai jamais été amie avec les chiffres) de gonzesses principalement, tirant une gueule telle qu'on aurait pû se croire à un ressemblement d'adeptes de la secte du Temple du Soleil (tu sais, ces gens qui aimaient bien se suicider en choeur). Déjà là, tu vois, t'es un peu sur le cul, tellement, même, que devant ces têtes d'enterrement je n'ai pû m'empêcher de sortir un sympathique "PUTAIN mais c'est TROP rock'n'roll ici les meuuuufs !" qui n'a, comme tu peux t'en douter, reçu aucune réponse. C'qui est certain c'est que personne ne s'adressait la parole, et que tout le monde se toisait du regard. J'ai a-do-ré. Généralement de nature timide, je t'avoue que là, j'me suis lâchée, mais grave.
En fait, faut que je t'explique un truc : quand je me retrouve dans une situation embarassante face à des gens qui se prennent trop au sérieux (parce que j'te jure que ces fameuses rockeuses ne se sentaient plus hein. Tout le monde se reluquait d'un air hautain, dans le trip "ouais-han mais de toute façon c'est moi la plus rock avec..." avec quoi d'ailleurs ? Putain, je viens de capter qu'en fait, AUCUN look ne m'a marqué, tous insipides, sans âmes) j'ai tendance à devenir extrêmement vulgaire, même carrément beauf et à me changer en vrai moulin à conneries. Du coup bah... devant cette bande de culs coincés j'ai... commencé à danser... hurler "OUAIS LES PLASTICINES C'EST TROP BIEN" et... en fait... à littéralement péter un câble. Ouais meuf, j'ai craqué mon slip. Par exemple, à la question de l'organisateur "Ca va ? Pas trop stressés ?" (à laquelle j'ai été une des seules à répondre) j'ai du coup répondu un charmant "Mais ouaiiiis, supeeeer, décontractée du gland quoiiii!". Bref. Je crois que le stresse additionné à l'hostilité ambiante m'a quelque peu déglingué. Bien évidemment certaines filles se sont avérées finalement SUPER mais alors SUPER coolos, et ce n'est pas forcément celles qui avaient le look le plus exhubérant qui se sont montrées les plus chaleureuses. Je noterai d'ailleurs une gonzesse, qui, sur le coup, a eu un look qui m'a plû à fond, et s'est trouvée finalement être de celles qui n'ont pas desserré les dents de l'aprem, te regardant d'un oeil mauvais et, LE PIRE, ne rigolant MEME PAS à mes supers blagues de camionneuse ! (moi qui suis tellement drôle !)

De ce fait j'ai un avis mitigé sur cet après-midi qui est finalement passé super vite (parce que ca a été rapide : 16h00 début du défilé, 16h20 terminé, hop, tu prends ton cadeau et tu dégages) : d'un côté le staff a été vraiment top, accueillant, gentil et décontract, je me suis bien éclatée avec certaines filles, et défiler devant tellement de monde m'a énormément plû. De l'autre je n'ai pas vraiment trouvé beaucoup d'intérêt à ce défilé, ça a été beaucoup trop rapide et je n'ai vu aucun but à cette manifestation, finalement. De plus certaines gonzesses m'ont vraiment énervé et je ne m'imaginais pas me retrouver face à des gens déguisés spécialement pour l'occasion, ça enlevait du coup beaucoup de son authenticité à cet évènement et ça décrédibilisait totalement le style "rock" qui a été présenté pendant cette journée comme un amas de stéréotypes sur pattes.
Quoi ? Pardon ? Comment s'est passé le défilé ? Ho... ben... on va dire que quand le mec a annoncé mon nom et que ça a été à mon tour de passer devant la foule, j'ai juste dit "bonjour" aux spectateurs les plus proches de moins avant de marcher avec un big smile qui me faisait passer pour une mongolito. Pas du tout crédible la meuf quoi. Mais à part ça c'était marrant. Surtout pour les autres, je pense. J'attends de voir les photos et les vidéos mais pour le moment j'avoue que c'est mort de chez mort sur le net, je n'ai encore rien trouvé concernant cette journée. Pourtant on n'a pas arrêter de se faire mitrailler ! M'enfin.

Les photos d'aujourd'hui annoncent bel et bien mon retour dans ma magnifique chambre étudiante, et, par la même occasion, le retour de la table-trépied, des poses de merde pour essayer de vous en montrer au maximum et la monotonie du cadre proposé. Ca va te changer des photos prises par le Chat dans des endroits qui changeaient un peu. Je suis navrée ma couille, il va falloir t'y faire. Ouais. Je sais. Depuis le temps j'aurais pû investir dans un trépied. Mais que veux-tu, pour mon anniversaire je préfère demander des chaussures que des choses beaucoup plus pressantes et utiles.
A part ça, c'est vrai que le look que j'vous propose aujourd'hui est ennuyeusement sobre. Mais on va dire qu'en ce moment j'aime bien en mettre le moins possible. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, je crois que j'évolue, comme les pokémon. Eeeeet voilà... j'ai plus rien à dire les cocottes, alors je crois que je vais bouger d'ici. La prochaine fois, si j'arrive à le capter, j'essayerai de vous parler du reportage "Tatoué, piercé, ceci est mon corps" qui est apparemment passé sur France 4 et que j'ai lamentablement loupé, parce qu'il a l'air intéressant et que j'aime donner mon avis sur tout même quand on me le demande pas. Allez, tchaô.








Je te laisse admirer cette pose qui va sûrement susciter de ta part quelque question. Alors pour te répondre : oui, je suis en chewing-gum. D'ailleurs, le cirque du soleil m'a proposé un gros cachet pour que je fasse partie de leur troupe mais j'ai refusé, préférant les joies de la fac.

Robe Nafnaf, gilet et chaussures Pimkie, fleur H&M.

lundi 20 septembre 2010

C'est pas que j'aime personne, c'est que j'emmerde tout le monde.



Salut les gonz'. Alors, ça boom ? La pêche ? La forme ? Moi, si je le voulais, je pourrais faire un marathon, malheureusement pour cela il me faudrait prendre de la cocaïne, et la drogue, c'est mal, tu le sais. Du coup je me retrouve à ressembler à une vieille loque, face à mon écran d'ordinateur, prête à m'endormir à n'importe quel instant. Sept heures de cours d'affilé n'est décidemment pas un rythme acceptable pour une personne normalement constituée. Pour une personne normalement constituée qui a profité de son week-end pour faire la fête non plus. Alors, si tu as du mal à lire ce qui va suivre, si il te semble qu'étrangement, les mots s'enchaînent de façon bizarroïde et qu'aucun fil conducteur ne tient cet article : je te conseille de fuir, c'est le moment ou jamais.
Si tu as décidé de rester, et pour clôre l'aventure "Les Galeries Lafayette VS Bunny", j'ai le plaisir de t'annoncer que j'ai été, finalement, selectionnée également dans ma ville pour le défilé de mode qui se déloura simultanément dans toutes les grandes villes de France.
Youpi...
Comment ça j'ai pas l'air heureuse ? Maiiis... si. C'est simplement que, ben, en fait, j'me chie dessus. C'est con, parce que si j'avais pas envie de défiler devant des centaines de personnes, fallait pas que je m'inscrive, mais, pour être honnête avec vous, j'étais loin de m'imaginer une seule seconde être prise pour participer à cette manifestation. Avec ma gueule (de métèque ? De juif errant ? De pâtre grec ?) et ma dégaine pourries, je pensais tous les faire rire plus qu'autre chose, me ridiculiser un bon coup et puis basta, on n'en parle plus. Mais non. Ce qu'au début j'ai considéré comme une inscription faite comme ça, pour déconner, a fini par se matérialiser en un défilé concret pendant lequel il va pas falloir que j'me loupe, il va pas falloir que je pleure et il va pas falloir que je vomisse. J'ai pensé boire une bouteille de Jack Daniel's avant de monter sur le podium, histoire de me donner du courage, mais finalement, j'me suis dis que ça risquait peut-être de faire désordre si je commence à pisser au milieu du catwalk. Bref, tout ça pour vous dire que je suis un peu sonnée, que j'y croyais pas et que j'y crois toujours pas, d'ailleurs. Je ne sais même pas comment je vais me fringuer ce jour-là ; si je mets des talons, je ressemblerai à toutes ces filles qui en mettront juste pour l'occasion, et j'aurai l'impression d'avoir fait un effort particulier en oubliant de rester naturelle, mais si je n'en mets pas, j'ressemblerai à la clodo du coin. Le mystère reste entier. Ouuuh. Ouuuuh. De toute façon, me connaissant, je changerai encore d'avis à la dernière minutes, persuadée que si je mets un collant léopard troué ça fera cliché, mais que si je mets une robe avec juste quelques accessoires savamment dosés, ça ne me ressemblera pas. Quels que soit les tenues que je choisirai, j'aurai toujours quelque chose à redire. Je pense donc me tirer une balle.

A part ça, je dois te dire qu'en débutant cet article, j'étais toute émoustillée dans mon slip. Victime hier soir de la première tentative de plagiat de l'un de mes tatouages, je me faisais une joie de venir cracher ici mon venin contre la personne qui semblait bien décidée à signer son arrêt de mort. Et finalement, une vague pacifiste a traversé mon cerveau, et cette salope de hippie m'a soufflé un subtil "à quoi bon ?" qui m'a décontenancé tout de go. Il est certain que l'idée de retrouver l'un de mes tatouages sur une autre personne a le dont de provoquer en moi des crises de tachycardie aigues, surtout lorsque l'on sait que je me débrouille en général pour demander des dessins peu reproductibles, avec leurs caractéristiques propres, et qui ne s'arrêtent pas à une simple ancre, ou bien à une simple hirondelle oldschool (motifs certes beaux, mais qui restent assez courants dans le milieu. Il serait en effet mal venu de hurler au plagiat en voyant une meuf avec une ancre au poignet, ou bien des hirondelles au bas du ventre, ou encore un diamant... bref, des petits dessins "passe-partout" fort populaires). Cela m'a donc forcément fait quelque chose lorsque sur le blog de Ipomée, hier soir, je suis tombée sur le commentaire suivant au sujet de ma vierge à moustache :

raa il dechire est ce que je peut piquer ce motif car je chercher une idee de tattoo pour l'arriere de ma cheville (même endroit que moi, en l'occurence) et je voulais une vierge mais pas une classique et la je croit que j'ai trouver ce que je chercher


M'étant "expliquée" avec l'auteur de ce magnifique commentaire qui m'a poussé au bord de la dépression nerveuse (l'art de l'exagération ? 'connais pas), j'éviterai au possible d'user de mots grossiers, ou même de m'étendre à outrance sur cette mauvaise expérience. Malgré tout, j'ai du mal à comprendre COMMENT cela peut traverser l'esprit de certaines personnes se disant PASSIONNEES par l'art du tatouage de vouloir reproduire des motifs originaux et personnels, créent par des artistes originaux avec leur propre style. J'sais pas, c'est pas plus drôle de faire la démarche auprès d'un tatoueur ? D'aller le voir parce que son univers nous plaît ? De lui parler de notre projet ? De façonner à ses côtés ce qui sera à jamais gravé dans notre peau ? Personnellement, je trouve que si. Et avec la douleur, je pense que c'est une des étapes indispensables pour apprécier pleinement son tatouage et se rendre compte de l'ampleur de son acte. Quel intérêt de faire la copie conforme d'un motif qui ne sort pas de notre tête ? Qui ne veut rien dire pour nous ? Alors qu'on a la POSSIBILITE de créer quelque chose qui nous est propre, qui n'appartient qu'à nous. Cela m'échappe totalement. Tout ce que j'peux dire, c'est que l'idée de retrouver quelqu'un avec exactement le même motif que moi m'a particulièrement agacé (en fait... ça m'a rendu malade à m'en faire pousser des couilles). En gesticulant abondemment devant mon écran d'ordinateur tout en proférant des insultes aussi diverses que variées, je me suis soudain demandée, toujours hantée par mon côté de hippie de merde, si ma réaction n'était pas disproportionnée et si je ne devais pas prendre du recul face à la situation pour mieux la considérer. Ainsi, je me rends compte que devant un acte qui ME semble intolérable, j'en viens à devenir parfois excessive, et l'excès, c'est pas bien, un peu comme la drogue tu vois (l'excès de drogue c'est encore pire). Du coup j'ai besoin d'avis extérieurs : comment réagiriez-vous si on vous faisait le même coup, les filles ? Seriez-vous tentées de faire des kilomètres pour amputer d'un membre le plagieur, ou vous laisseriez-vous tentées par un semblant de discussion moralisatrice ?
Franchement, moi, je ne suis pas certaine que cela porte ses fruits d'expliquer à quelqu'un qui n'a aucune originalité, aucune connaissance du milieu et aucun respect du travail d'autrui qu'un tatouage est personnel, et que c'est déontologiquement interdit de reproduire, de recopier une oeuvre déjà existante, déjà ancrée sur quelqu'un. Du moment que cela traverse l'esprit de la personne de tout bonnement voler un tatouage, je pense qu'elle est irrécupérable et qu'elle se contre fou de "l'éthique". Bien sûr, en général, ce genre de sous-individus tentent tant bien que mal de se défendre avec de magnifiques lieux communs tels que "tu n'as rien inventé", "les vierges, ça existait avant toi", "j'ai cette idée de tatouage depuis bien plus longtemps que toi", eutécé, eutécé,... mais si je commence à rentrer là-dedans je crois que je vais faire un infarctus, donc ce sera tout pour aujourd'hui.
M'étant à présent bien plainte, j'espère que, tout en ayant partagé mon malaise, vous aurez des éléments de réponse à me fournir à propos de ce mini coup de gueule, que ce soit "mais voyons Bunny ! Hurler au copieur, ce n'est pas très adulte, reprends-toi !", ou bien "té meush tagle" ou bien encore "pauvre petite Bunny, saches que je te comprends", bref, que vous pourrez m'éclairer sur le comportement à adopter dans ce genre de situations, car j'avoue être totalement dépourvue d'objectivité dans cette affaire, et avoir tout de même besoin d'en tirer une reflexion quelle qu'elle soit.
J'espère aussi que cet article ne vous aura pas trop gonflé, j'avoue avoir une fois de plus du mal à écrire ce soir, surtout que là, mon lit me fait des avances coquines, en fait. Je tiens également à préciser que j'avais pourtant dit que je ne "m'étendrai pas sur le sujet" du plagieur, et que je vous ai quand même fait un article entier de larmoiements intensifs : détestez-moi, je suis vilaine.

La tenue quant à elle fait partie de ces freestyles que je ne contrôle pas. Après avoir écrit l'article sur les un ans de mon blog, et avoir, de ce fait, retrouvé certaines vieilles tenues, je me suis rappelée que ce petit gilet H&M trainait dans un coin de mon placard, et que je ne savais jamais quoi en tirer. Du coup, j'me suis lancée le challenge d'en faire quelque chose de nouveau qui plairait à la Bunny version 2.0, ce qui a donné cette tenue en mode François le français.
Ho, et avant que je ne parte : je t'interdis de faire ne serait-ce qu'une reflexion sur mes genoux cagneux.
Big up ma loutre, à la poche pleine.













Gilet faussement officier H&M, tee-shirt du groupe Kap Bambino, short Tally Weijl, chaussures Converses et sac vintage Céline.

jeudi 16 septembre 2010

OUAIS J'SUIS QU'UN PAUVRE MALADE.



Heyheyhey les meufs ! Je vois, dites donc, que la fréquentation de ce blog est en chute libre depuis hier, ma foi. Non pas que ça me perturbe outre mesure, penses-tu, seulement... s'passe quoi là ? Vous vous êtes toutes faites attaquées par des sangliers ? (note à moi-même : cette reflexion prouve bien que tu es complètement absorbée par tes cours de fac Bunny, méfie-toi, bientôt tu ne t'octroieras même plus le plaisir d'aller en soirée et de boire comme un trou, omnubilée par tes études, changée en véritable rat de bibliothèque dont les seuls amis resteront les livres de La Boétie et autres petits rigolos -n'empêche que j'ai construit une véritable relation d'amitié avec Dostoïevski- -okay ça devient vraiment flippant là-). A part ça il m'est arrivé une péripétie fort amusante qu'il me tardait de vous raconter, tellement elle m'a poilé, la coquine. Comme vous devez le savoir (et vu comme je vous ai bassiné avec) je me suis inscrite à la manifestation "La mode c'est vous" il y a quelques plombes déjà, rêvant secrètement de devenir une star incontournable en défilant dans ma ville, en l'occurence, Strasbourg. Il y a quelque jour je reçois le fameux sésame m'annonçant que j'avais été sélectionnée pour... Dijon. Euh... okay mec... pourquoi pas mais... Dijon... j'peux y aller en trotinette ? Je n'crois pas non. Donc, vu que vous me commencez à me connaître légèrement, vous imaginez dans quel état j'étais (pour ceux qui viennent de tomber ici et qui se demandent pourquoi ils sont encore en train de lire alors que j'écris de la bouse : j'avais envie de me pendre. Ou alors de pendre quelqu'un). Affolée j'envoie donc un mail pour expliquer mon problème, et là, on me sort un magnifique : "Veuillez marquer dans votre profil la ville de Strasbourg en tant que ville demandée pour le défilé". Nan mais ? Tu m'prends pour une cruche ? Tu crois vraiment que j'aurais marqué Dijon, comme ça ? Pour le trip ? Parce que Dijon c'est joli et qu'ils font de la moutarde fabriquée à Taiwan ? T'as fumé un spliff mon gars c'est pas possible.
Commençant légèrement à m'échauffer (si peu, si peu) je leur renvoie un mail (à peine pas insistante la meuf) en leur expliquant que tout est en ordre dans mon profil, imprim écran à l'appuie (non mais ! Bunny déteste qu'on la prenne pour une attardée mentale) et là, magnifique réponse du mec (ou de la nana d'ailleurs, le mystère reste entier) : "En effet vous êtes bien inscrite à Strasbourg, c'était un bug informatique" "... ... ... non ? Sans blague ? J'habite bien à Strasbourg ? C'est vrai ? C'est bizarre pourtant, ce matin en ouvrant mes rideaux j'ai vu la Cathédrale de Reims... RAAAAAAAH". Depuis, j'attends que Strasbourg m'envoit un mail pour le défilé en question, sans réponse. J'en conclue donc que Dijon m'a considérée comme potentiellement intéressante pour le défilé, alors que Strasbourg s'en tape le cul par terre de ma dégaine d'estropiée. Ca fait plaisir. Je savais que j'aurais dû mettre mes ballerines Repetto et ma marinière, merde alors, j'me suis fashion plantée !

Il m'en arrive des choses intéressantes, hein ? A part ça, l'autre jour, en lisant certains de vos commentaires, j'ai commencé à me poser des questions franchement étranges concernant mes tatouages. J'me suis rendue compte qu'en fait, ben, l'exhib' de tatouages, c'est pas forcément mon truc, bizarrement.
Tout d'abord tu dois te demander, lectrice, ce que je sous-entends par "exhib' de tatouages", alors, pour être plus claire, je te dirai que l'exhib' de tatouages, pour moi, c'est ce que tu vois souvent en Convention Tattoo (ouais je sais c'est dingue, on aurait pû penser que ça se passait souvent pendant les Conventions Charcuteries mais en fait non -je sais même pas si ça existe-) c'est à dire des nanas (parce que pour être franche avec vous il semblerait que ce "fléau" soit typiquement féminin. Si quelqu'un à un élément de réponse concernant ce phénomène sexué, je suis preneuse) qui se baladent en mini robe bustier (pin-up, la robe, fais gaffe) et chaussures à talons ouvertes afin que l'on puisse bien admirer leurs nichons les magnifiques tatouages qui se trouvent bizarrement sur leur chest, cuisses et pieds. C'est sûr qu'en tee-shirt/pantalon/basket, ça fait tout de suite plus le même effet, hein (j'ai d'ailleurs une pensée pour celles qui iront peut-être au Tattoo Art Fest, puisqu'apparemment vous et moi nous avons beaucoup de points communs, lectrices adorées. N'oubliez de vous "moquer" pour moi de ces fameux spécimens -que j'ai du mal à respecter même si j'avoue avoir beaucoup d'admiration pour les jolies filles avec un bon boul- -oui parce que la fille exhibitioniste de tatouages est souvent jolie, va savoir pourquoi-). De ce fait, j'ai la prétention d'affirmer que je n'ai pas ce défaut (ce qui ne m'empêche pas d'en avoir 50000 derrière) et que moi, en fait, je n'éprouve aucun plaisir à me balader en ballerines/short/débardeur décolleté pour montrer tous mes tatouages. Je ne sais pas si au fond c'est moi qui ait "un problème" ou "ces filles", mais je ne ressens pas le besoin de me targuer d'être tatouée. C'est comme ces gens qui, sur leur blog, dans leur présentation, semblent se sentir dans l'obligation de marquer le nombre de piercings qu'ils arborent, si ils sont tatoués ou en ont le projet, et, si ils ont un tatouage, de donner l'endroit exact ou ce dernier se situe. A quoi bon ? Je comprends tout à fait que l'on puisse être fier de sa différence, moi aussi je le suis, tous les jours je suis heureuse de ne pas ressembler au français lambda : insipide, banal et grisâtre. Mais je ne comprends pas pourquoi il parait nécessaire à certain d'exprimer cette fierté de façon ostentatoire, excessive.
Pour en revenir aux commentaires sur mon blog, certaines semblaient particulièrement impatientes de voir mon tatouage de façon détaillée, dans l'idée, sûrement, qu'une personne qui vient de se faire tatouer a envie de le montrer à tout le monde, de se vanter légèrement, d'en profiter pour regonfler son égo si c'est nécessaire. Mais moi, soudain, je me suis sentie conne. Conne parce qu'en fait, j'me suis rendue compte que mon tatouage se trouvait quand même sur mes miches et que je n'avais pas envie de les exposer au monde entier (car mon blog est mondialement connu bien évidemment). Autant mes autres tatouages, ça ne m'a pas gêné de vous faire un article dessus, de contenter votre curiosité (que je comprends totalement, aimant moi-même les tatouages, je suis la première à hurler à mes amis fraichement tatoués de me les montrer sur le champ), mais celui-là, je sais pas, ça me gêne.
Pourtant c'est con, quand on fait un tatouage, ce n'est pas forcément pour le montrer de façon excessive, certes, mais ça nous fait toujours plaisir de temps en temps de mettre une tenue qui dévoile nos tatouages, nos beaux tatouages. En tout cas moi j'aime bien. Je mets rarement des ballerines, ou des chaussures ouvertes, mais quand j'en mets, je suis contente de voir mes gros minous trônaient fièrement sur mes pieds, j'aime qu'on les regarde de façon interrogative et qu'on me dévisage comme une malade mentale. J'aime, lorsque je mets des shorts, savoir que ma petite vierge à moustache sera toujours derrière moi, à regarder effrontemment les passants qui se retournent irrespectueusement sur mon passage : on a l'impression d'emmerder le monde, et c'est une sensation de bien-être incomparable. Et pourtant, mon chest, que je suis loin de cachée (et qui m'aurait presque réconcilié avec les décolletés, le bougre !) me pose, parfois, problème. Je ne sais pas si l'on reluque mes seins ou alors mon tatouage (qui, il faut le dire, ne passe pas inaperçu), et c'est pour ça que j'me sens conne, parce que si j'avais pas envie qu'on regarde à cet endroit-là, il fallait pas que je le fasse. D'un autre côté, complexée comme je le suis depuis des années par ma poitrine (t'en apprends une bonne là, hein ?) je prends ce tatouage comme une thérapie, comme une façon d'enfin accepter cette partie de mon corps que je trouve particulièrement hideuse et disproportionnée, en l'embellissant, en la rendant unique à mes yeux. Seulement, pour le moment, on va dire que j'ai encore un petit de mal avec les regards insistants à cet endroit précis. Mais cela me permet, de ce fait, de me faire violence et d'accepter qu'on regarde mes miches, que ce soit pour une raison ou une autre.
Ca n'a probablement rien à voir, mais j'ai une amie qui est aussi tatouée à cet endroit-là. Un jour, se promenant dans la rue avec un débardeur on ne peut plus simple (je veux dire qu'il ne lui faisait pas un décolleté de folle du sexe), un mec s'est approché d'elle et lui a demandé "Hé euh steuplay, j'peux voir jusqu'à où il va, ton tatouage ?" ce à quoi elle lui a répondu "Hé puis quoi encore ? Tu veux que j'te montre mes seins aussi ? CONNARD" (oui, mes amies aiment autant les gens que moi) ce qui m'emmène à me dire que de 1) les gens sont tarés, de 2) une personne stupide (comme ce mec) aurait très bien pû lui sortir un vieux "béh, tu l'as cherché, t'avais cas pas te faire tatouer là", et moi je redoute, ça. Je redoute parce que je trouve quand même ça malheureux de devoir sans cesse justifier ses choix de tatouages, leurs emplacements,... surtout lorsqu'il s'agit du chest. "Non, je ne suis me suis pas faite tatouer le chest pour créer une sorte de flêche invisible te disant "c'est pas ici, gros pervers", c'est simplement que j'en avais envie parce que c'est joli, et que j'aime les choses jolies, c'est pour cela que je vais m'écarter de ton chemin, l'affreux".
Enfin bref, une fois de plus, je souhaite avoir été assez claire lors de ce blablatage intensif, et j'espère que les filles m'ayant demandé des photos de mon chest ne prendront pas mal ce petit bout de reflexion qui n'est pas du tout contre elles, car, au contraire, elles m'ont permis de réfléchir sur l'idée que l'on peut avoir un tatouage sans forcément vouloir le montrer à l'excès, et que si je m'étais fait le chest c'était pas par hasard, qu'il fallait à présent que, quelque part, je l'assume (première fois que j'utilise ce mot pour un tatouage), et que cela devait viser à me rendre plus forte, plus en accord avec mon corps.

Voilà. Et sinon pour la tenue, je vous permets d'admirer le magnifique cadre des photos proposées, j'imagine que la poubelle qui est derrière moi vous fait grand effet et que vous rêvez de me voir plonger dedans, malheureusement ce n'est pas au programme. Un fois de plus vous pouvez voir mon magnifique chapeau Charlie Winstonesque que je n'ai pas mis depuis une semaine, un vrai miracle. Ensuite, pour le reste, j'avoue que c'est une tenue un peu à l'arrache et je crois que vous aurez remarqué que j'en ai marre d'écrire et que j'ai très envie de clôre cet article à présent. Donc je vous dis à bientôt (je vous donne plus de jours, de toute façon, je ne m'y tiens jamais. Sûrement à lundi), big up mes choux.









Echarpe achetée en Allemagne donc pour la marque on reviendra, tee-shirt du groupe Have Heart qu'on voit même pas, pantalon et chapeau H&M, chaussures Minelli.

dimanche 12 septembre 2010

Tu ferais mieux de courir ma chérie.



T'en r'viens pas hein ? Une semaine, trois articles. C'est la débandade. On va dire que je tente (j'ai bien dit "que je tente") de reprendre un rythme plus soutenu ici et, du coup, de vous pondre des articles dans un laps de temps plus raisonnable. Il est 20:20 (faites un voeuuuu) et demain c'est ma rentrée officielle. A moi la fac, à moi les étudiants coincés du cul et pétés de thunes qui te regardent de haut parce que toi, ben, déjà, t'as la tête dans le cul, une envie de mourir qui se dessine sur tous les traits de ton visage, une dégaine de clocharde et un ameçon dans le nez (je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi les gens -surtout ceux ayant dépassés la quarantaine- étaient toujours obligés de comparer mon septum à un ameçon. J'ai de vraies lacunes concernant la pêche il faut croire, ma vie est foutue). Je vous préviens d'avance que cet article s'inscrit dans la nouvelle dynamique de ce blog (que je n'ai malheureusement pas choisi. Mais j'ai de nouveau une vie, à présent, que voulez-vous) : c'est à dire des articles moins longs qui ne seront pas forcément ponctués de râlages intensifs, de dissertations sur des questions existentielles et de critiques en tout genre. Du coup, attendez-vous à beaucoup de 3615 raconte ta life égocentrique et autres discours entourant ma vaste personne (pourquoi tu t'en vas ? Tu n'aimes plus mes boulettes ?)

Pour commencer, tu as vu ? (quoi ? Mon cul ? Mais non, petit malinois!) J'ai à nouveau changé le layout du blog. Oui. Je suis en pleine crise identitaire, aucun design ne me convient, je n'peux plus voir ma gueule en peinture, il me faut du changement, du coup, cette magnifique remise en question purement esthétique (et donc purement superficielle on est bien d'accord -je n'ai pas envie de me trancher les veines, désolée de te décevoir-) me rend totalement instable, en fait. J'ai 15 000 envies à la seconde, toutes contradictoires. En gros, c'est pas le moment de faire les magasins (et accessoirement, de me faire chier). Ben ouais, dans ce genre de périodes, rien ne me convient, je n'arrive plus à me décider, ce qui fait qu'au final je n'arrive plus à visualiser mes goûts et donc à visualiser ce qui pourrait bien aller avec ma personnalité ou non. Bon, j'avoue, je me refuse rarement quelque chose parce que "ça ne va pas avec mon style" ou parce que "je ne saurai pas avec quoi le mettre", je pars de l'idée que si quelque chose nous tape dans l'oeil, cela veut dire qu'il nous correspond totalement et qu'il n'y a donc pas à se masturber intellectuellement pendant des heures. Comment ça c'est chiant ce que je raconte ? Mais quoi ? J'ai pas le droit de te raconter que y'a des fois, comme ça, je deviens une fille ultra compliquée qui n'aime plus rien alors que dans d'autres circonstances, une fringue qui ne m'a pas fait me rouler par terre dans l'instant, m'aurait rendue totalement hystérique ? Ca t'arrive pas à toi ? Je suis la seule à aimer faire ma difficile ? J'écris mal ? Je sais. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive, j'ai l'impression d'être droguée, je crois qu'on a mis des pillules dans mon thé périmé depuis 2 ans (ha ? Tu crois plutôt que c'est la fatigue toi ? Ho).
Bref (comment faire un récit décousu...), intérieurement, je me dis que ces périodes où l'affirmation de mes goûts est un peu floue aboutissent sûrement, en fin de compte, à une évolution de ces derniers, ce qui fait que ce qui me convenait encore il y a quelque temps, n'est plus vraiment à l'ordre du jour. En d'autres termes la Bunny est en train de faire une mise à jour de son style.
D'ailleurs, je peux vous affirmer que je suis en pleine crise identitaire car j'ai décidé aujourd'hui même que j'allais laisser repousser mes cheveux. Ca y est, c'est fini, la coupe rasée a fait son temps, la Bunny a besoin de changement capillaire (encore une fois). J'ai l'impression d'avoir une vraie tête d'alien avec ce côté rasé (alors qu'il y a encore trois jours je trouvais ça trop rebelz-youhou, genre "ouais ça affirme trop mon côté grungypunkygothicovintagepoilauxbras, je n'ai besoin de rien, cette coupe se suffit à elle même, elle a du caractère et blablabla et blablabla") j'ai envie de longueur, de coupe au carré, de n'importe quoi, mais plus de rasé. Comme quoi, hein, faut se méfier avec moi, manquerait plus que j'ai envie de changer mes tatouages aussi, HOHOHO. Oui je suis drôle.
C'est amusant aussi, ça (non, pas le fait que je sois con, tu es gentille, merci), j'ai envie de tout changer, mes cheveux, mon maquillage, ma gueule, eutécé... mais, par contre, il y a des choses auxquelles, pourtant, je n'ai aucune envie de toucher : mes tatouages, mes plugs, mon septum. Tant mieux, me diras-tu, mais ça veut quand même bien diiiire c'que ça veut diiiire (toujours pas que je suis con, merci) : ces choses qui font partie de moi, et que j'ai décidé de m'encrer/trouer, ne me lassent pas, et même mon instabilité esthétique (autrement dit mon caractère de balance. Oui je suis très horoscope quand je m'y mets. D'ailleurs les balances s'entendent bien avec les gémeaux. Tu n'le savais pas ? C'était l'instant culture. Poubelle peut-être. Mais culture quand même) n'a pas raison de ces choses qui peuvent être considérées comme des effets de mode, ou des affirmation futile et éphémère de soi. Et moi j'dis ouf (et tant mieux, aussi, parce que j'aurais l'air un peu con avec ma vierge à moustache, mes papillons, mon vieux lettrage japonais, mes chats et ma balle Roger Rabbit si du jour au lendemain je n'en avais plus envie, sous prétexte que j'ai "évolué". Comme quoi on peut changer, ne serait-ce que physiquement, mais il y a toujours des choses qui restent essentielles à notre essence. Putain j'me la joue philosophe ce soir, à l'aide, à moi, je divAaaaAaaague. Nan mais... t'as compris ? Stay true, z'bi). Ha et pendant que j'y pense, se retrouver avec un tatouage entre les nichons du jour au lendemain c'est pas facile : au début tu comprends pas pourquoi on reluque ton décolleté, tu t'échauffes, vocifères, as envie de taper dans le tas, pour finalement te rappeler qu'en effet, il y a une tête bizarre qui dépasse de ton tee-shirt. La vie est dure. Je ne sais pas pourquoi je parle de ça. T'as pas le droit de dire que je suis soporiphique ce soir, sinon je pleure.

A part ça, que dire, hein ? J'ai eu beau chercher sur la toile, je n'ai trouvé aucune fille avec un tatouage aussi loufoque que le mien sur le chest (à part celle qui s'est fait un énorme "This game sucks" avec le Monopoly ou je ne sais quel jeu à ce niveau-là), du coup il m'arrive d'avoir peur, la nuit. La poitrine, symbole par excellence de la féminité doit-elle forcément rester sobre pour être classe ? Une des balles de Roger Rabbit avec la gueule d'un mec qu'on penserait sous exta, n'a-t-elle pas sa place à cet endroit ? Sans me perturber le moins du monde (putain mais, Roger Rabbit quoi-han, la seucla !) je me demande pourtant si un tel dessin sera en mesure de me décrédibiliser plus tard si je mets un décolleté. Les gens sont tellement cons (slogan à ne jamais oublier de sa vie) qu'il m'arrive, parfois, de m'interroger sur des choses qui, en règle générale, n'ont aucun intérêt pour moi mais dont, je le sais, l'être lamba se soucie particulièrement. Ainsi il m'arrive aussi de me demander si un jour ma relation avec le Chat s'achève, mettons dans 10 ans, serais-je encore en mesure, à 30 ans (enfin, 29 trois-quart, merci) de me retrouver un mec avec exactement la même passion pour le tatouage que moi ? Ou finirai-je vieille fille ? Bonne qu'à tomber sur des mecs qui pètent plus haut que leur cul, se prennent trop au sérieux et seront incapables d'apprécier les marques esthétiques qui recouvriront ma peau.
Un jour, je suis allée sur le forum "Tattoorama" et je suis tombée sur une nana tatouée qui se plaignait particulièrement de son mec (et plus largement de son entourage, la pauvre semblait s'être bien entourée) lui interdisant expressemment de se refaire tatouer alors qu'il l'avait connue, à la base, avec ses tatouages (qu'il semblait même trouver "mignons"). J'avoue que ça a le dont de me faire peur. T'es tatouée/over tatouée, tu te mets avec un mec, tu l'aimes, il t'aime, c'est cool, c'est la folie, embrasse-moi Brandon, vous vous entendez magnifiquement bien mais le SEUL sujet de disputes violentes ce sont ces fameux projets de tatouages qui réjouissent la nana, mais révulsent le mec. C'est blasant quand même, de se dire que ta passion peut t'être interdite par la personne que tu aimes le plus au monde et qui compte, peut-être, le plus pour toi sur terre. D'un côté tu as l'amour d'un être cher, et de l'autre l'amour de cet art qui, à tes yeux, ne fait de mal à personne (à part à toi-même et ce le temps de l'encrage -et de la cica, mais si je commence à rentrer dans les détails mon récit n'a plus aucun rythme grmmlmlml-) comment choisir ? Pourquoi ne peut-il pas te foutre la paix, ce gros kéké ? Il était au courant que t'aimais les tatouages, non ? T'en avais déjà avant qu'il se mette avec toi. Alors pourquoi tu devrais te soumettre à la volonté d'un égoïste ? Nomdapipple !

Parfois je me plonge dans des réflexions sur ce blog, je crois qu'on pourrait carrément faire une étude sur l'écriture automatique ici. Bref, j'espère avoir été clair dans ce que je vous ai raconté, j'avoue y être allé complètement à la one again, donc ne m'en voulez pas si parfois vous avez l'impression de lire le discours d'un bourré. Ce n'est pas le cas. Je ne suis pas bourrée. Juste fatiguée. Et cela ne risque pas de s'arranger avec le temps malheureusement.
Sur ce je vous dis donc à la prochaine les copinettes, et je vous laisse avec un look trop Dark Mole, brrrr, brrrr. Big bisous (oui je mets un peu violemment fin à cet article, mais il est déjà 22h00, et j'ai encore du vernis à mettre, alors tu comprends...).












Tee-shirt du groupe Katatonia, gilet Bershka, short Pimkie, collant Monoprix, chaussures Minelli.

mercredi 8 septembre 2010

ATARI TEENAGE RIOT.



Ouais je sais j'ai un peu abusé ces derniers temps au niveau de la fréquence des articles postés. Mais c'est pas vraiment de ma faute, j'avais piscine (mais oui je commence en beauté, toujours aussi drôle la Bunny).
A vrai dire je me masturbais fortement (merci de ne pas bloquer sur cette affirmation et de continuer à lire avant de me traiter de détraquée sexuelle) le cerveau pour arriver à trouver de quoi vous parler, et ce fut un combat fastidieux, rude, semé de nombreuses embuches. Finalement, je me suis dis que ça ne devait pas devenir une contrainte de toujours trouver un sujet particulier sur lequel disserter, et que j'pouvais très bien faire des articles fourre-tout sans que vous ayez pour autant envie de m'enfoncer mes yeux dans leurs orbites tellement ils seront chiants.
Pour être honnête avec vous, avec la rentrée je commence à m'interroger quelque peu sur le devenir de ce blog. Pas dans l'optique de le fermer, mais dans celle de peut-être alléger mes articles-tartines afin d'éviter de passer trop de temps sur ce blog sans rien pouvoir faire à côté (comme me coucher tôt par exemple. Parce qu'une Bunny qui étudie est une Bunny qui dort dès qu'elle a un peu de temps, sachez-le). Après, il est certain que je n'me permettrai pas de vous balancer un article avec juste un petit descriptif de 3 lignes comme il est si courant de le voir sur la blogo, vous savez bien que ce n'est pas concevable pour la maniaque du bavardage que je suis de vous laisser seules face à des photos sans que je vous raconte ma life au moins pendant une heure, mais je pense peut-être que de la tartine au pâté de campagne, nous passerons à la tartine au beurre, you know what I mean (en général quand je sors une comparaison aussi foireuse que celle du pâté de campagne, j'aime bien finir par un petit texte en anglais, ça, c'est l'influence Jean-Claude Van Damme, alors tu ne te moques pas s'il te plait, un peu de respect pour mes pères spirituels, l'autre étant Roberto Malone -je te déconseille de chercher qui c'est, surtout si tu es mineure-).

Mais bon, aujourd'hui on en est pas encore là. Je peux encore vous accorder du temps sans commencer à m'enflammer parce qu'il est déjà 23h00, que demain je commence à 8h avec trois exposés dans la journée, un prof féroce à apprivoiser et une tequila sunrise à boire dans la soirée (tu admireras la rime recherchée s'il te plaît), bref, un planning chargé (celle-la elle est cadeau. De quoi ? Mais... la rime ! Putain ! Mais tu suis ?!) et d'ailleurs cela tombe plutôt bien (mais... que j'ai un peu de temps bon sang ! T'es con ou tu l'fais exprès ? Quoi ? C'est moi qui écris mal ce soir ? Ho, mais, tu cherches la bagarre ou quoi ?) parce que ce soir je voulais vous parler de quelque chose d'assez particulier (mais pas forcément intéressant) en lien avec l'anniversaire de mon blog. En fait, j'me suis dis que ça pourrait être sympa de dresser le bilan de ma première année en tant que blogueuse "mode", de voir si ce blog a eu ou non une influence sur ma vie quotidienne, si mes habitudes ont changé pour lui et si, finalement, ce bilan est plutôt positif, ou alors négatif (m'enfin... puisque je continue ce blog vous avez d'ores et déjà un indice concernant la réponse on n'peut plus vitale à la question on n'peut plus pertinante).
En fait, ce qui m'a poussé à étudier mon évolution annuelle, c'est la remarque d'un pote qui m'a affirmé que depuis plusieurs mois, je n'ai cessé de me féminiser, de devenir peut-être moins excentrique dans mes choix vestimentaires pour finalement me fringuer avec un peu plus de "goût" (selon ses termes, même si je pense sincèrement que l'on peut être excentrique et avoir également très bon goût, m'enfin ce n'est pas la question qui ne préoccupe pour le moment). Sur le coup j'ai légèrement tressaili : "Kouwa ? Keument ? Me serais-je assagie ?... BEURK!" pour finalement me rendre compte qu'il avait peut-être pas tellement tord le bougre. Sans penser pour autant être devenue plus "soft", je crois pourtant qu'effectivement, mes associations de fringues sont de plus en plus cohérentes. Aujourd'hui, cela ne me viendrait plus tellement à l'esprit de m'habiller comme
ça ou comme ça, ou bien encore comme ça, ou, encore mieux, comme ça ; je mettrais plus volontier ma robe à sequins avec un petit collant noir, un gilet noir et mes petites bottines à clous, mon tee-shirt "The Thing" avec une association de doré plus sobre (en évitant tout particulièrement le legging à paillettes dorées parce que... comment dire... ... ... pardon pour ce silence, j'étais allée vomir), mon collant rouge bah... avec rien parce que décidemment ce collant ne m'inspire pas du tout, hoho, et mon poncho avec des vêtements moins féminins, plus coolos (beurk ! Hippie !)
Enfin voilà quoi, rien qu'en constatant mon froncement de sourciles devant certaines tenues que j'ai pû créer il y a un an, je me rends bien compte que j'ai changé, ne serait-ce parce que je n'ai plus aucune envie de refaire les mêmes. Je préfère à présent me concentrer sur l'harmonie des couleurs et des matières de mes fringues, plutôt que de faire tout prix des assemblages parfois sortis tout droit d'un trip sous exta. C'qui sera aussi pas mal je pense, c'est de voir encore une fois dans un an si mon discours a encore changé ou bien si cette fois-ci, en 2011, je me serai enfin "trouvée". Une chose est sûre, c'est que le temps a beau passer, je me sens toujours aussi bien dans mes fringues, mais, étrangement, plus de la même manière. Je ne fais plus les mêmes associations, je n'assortis plus les mêmes choses, et pourtant, ce que j'ai acheté il y a un an me convient toujours autant, malgré le fait que je ne l'utilise plus de la même façon. Ma perception de l'habillement change, mais mes goûts eux, restent les mêmes. C'est extra bizarre ? Vous ne trouvez pas ? Quoi ? T'as rien compris ? Sérieux... à ce point ? J'avoue que là, tu m'épates.

N'empêche qu'en regardant la longueur des articles que j'ai pû vous écrire lors de mon année scolaire, je me rends compte que ces vacances, je me suis bien lâchée au niveau de la diarrhée redactionnelle ! J'espère que ça ne va pas trop vous manquer, cela me fendrait le coeur de vous décevoir. Une chose est sûre c'est que je n'aimerais pas vous perdre, mes petites lectrices couillues. Parce oui, en un an, aussi, je me suis constituée un certain lectorat auquel, bizarrement, je me suis attachée, comme une sentimentale à deux balles. Ca fait du bien d'écrire des articles, de recevoir des avis, des opinions, des compliments, de sentir qu'on ne parle pas dans le vide et qu'EN PLUS, il y a des gens dans ce pays qui partagent le même avis que toi, et qui ont MEME des centres d'intérêts semblables aux tiens. Incroyable. Du coup, j'en viens à me dire que ce blog m'a peut-être réappris à considérer l'autre comme un égal, et pas comme un contaminé cracheur de sang qu'il faut exterminer avant qu'il ne t'extermine. Comme quoi, tout en étant un bon moyen de se mettre en avant en parlant de soi, en montrant des photos de soi et en faisant même, parfois, des vidéos de soi, le blog mode permet aussi de s'ouvrir aux autres et d'avoir une vie sociale, certes limitée, mais une vie sociale quand même, forgée autour d'un truc tout con : les fringues. Ca se trouve, bientôt je pourrai dire "j'ai trouvé ma meilleure amie grace à une paire de chaussures LOLILOL!!! ixdéééééééé" (oui parce qu'en fait, j'ai pas de meilleure amie, alors je suis triste, la place est vacante -ceci n'est pas une annonce-). Ha et en même temps que j'écris cet article je me rends compte que je suis bel et bien de retour dans ma magnifique prison pour étudiants de merde, car j'entends à nouveau mon adorable voisin brailler avec ses adorables amis sur son adorable balcon que je détruirai bien avec un adorable marteau piqueur, ou une adorable dose de dynamites, pour que ce soit plus rapide. J'aime. Je veux déménager.
Pour finir, et donc pour conclure mon blabla soporiphique sur l'influence de ce blog sur ma personne, je me rends compte que cela a été plutôt positif pour moi car ça m'a permis de m'ouvrir un peu plus aux autres, même si ce n'est que purement virtuel, et j'ai ainsi pû acquérir également (des heures de prises ancestrales ?) du recul sur ce que je représente et sur l'image que je véhicule, ce qui n'est pas plus mal. Donc merci ce blog, merci à vous, et vive les gros nichons.

Sinon je suis Vnère, mon chat, en posant son gros cul plein de poils sur mon chapeau noir, l'a totalement déformé, et je ne retrouve plus le collier que je vous ai présenté dans la vidéo précédente, que je mettais tout le temps et dont j'étais si fière. Ma vie est foutue, ici s'arrête mon combo chapeau/collier qui devenait répétitif jusqu'à l'overdose. Et sur les photos que je vous présente je fais la con mais c'est le Chat qui m'y force (/!\ attention "mon chat" n'est pas à confondre avec "le Chat", merci. Le Chat a beau avoir un cul poilu, il le sera toujours moins que celui de mon chat). Bon, je vais aller me coucher, j'ai des trucs trop bien à faire demain, comme me lever à 7 heures pour frapper de l'étudiant. Mega teuf. Allez, big up les meufs.













"Je veux un bisous"





Short Nafnaf, tee-shirt très vieux et chaussures La Redoute.

dimanche 5 septembre 2010

Le monde est une vraie porcherie.








Je suis une artiste. Hohoho (faut vraiment que j'me remette à la photo parce que ça devient catastrophique là).

Tee-shirt Pimkie, jupe Nafnaf, bas Bershka et chapeau H&M.