
Nan mais c'est bien : je pose des questions et personne ne me répond, vous êtes vraiment des plaies, c'est agaçant à la fin. Bon, he bien, puisque c'est ainsi, je me remets en quête d'un layout pour mon blog jusqu'à trouver l'habillage ultime qui me donnera un orgasme, ce qui n'est pas du tout le cas pour le moment, voilà.
A part ça je suis fatiguée ce soir, je sens que cet article va être bourré de fautes d'orthographes et de non-sens, vous allez adorer.
Sinon, dans une semaine c'est la rentrée, je suis en joie, j'hésite entre effectuer une danse du bonheur et me trancher la jugulaire, je suis partagée entre l'envie de recommencer une activité normale, et celle de rester, comme c'est le cas en ce moment, dans un état de léthargie profonde où geekeries, siestes et séances de lecture se succèdent jusqu'à l'ennui (parfois, je suis poète).
Vendredi je suis allée chez le coiffeur pour accentuer une bonne fois pour toute ce rasage que je trouvais imparfait, et je pense être enfin arrivée à la coupe que je souhaitais (après avoir rasé des endroits que la coiffeuse n'osait pas toucher -mauviette-). Suite à cela le Chat m'a révélé qu'il désirait avidement que je laisse repousser mes cheveux (DTC mec). Je suis donc vexée, et perplexe (c'est moi ou ce que j'raconte est profondément soporiphique, là ? On dirait le journal intime d'une gamine de 13 ans un peu coincée du cul, qui s'applique à bien écrire mais fait se succéder des phrases sans aucune dynamique, bref, une grosse daube. Au secours, à l'aide, Marc Lévy a pris possession de mon corps -big up Marc-) ouais, perplexe parce qu'en fait, je me rends compte que le jour où je vais vouloir laisser mes cheveux pousser à nouveau, je vais en chier. Non pas que je n'ai jamais pensé à la repousse depuis la première fois où mes cheveux sont passés sous la tondeuse, mais on va dire que ça ne me préoccupait pas tellement que ça, en fait, petite inconsiente que j'étais. Alors que maintenant... bah... j'me demande comment je vais faire (même si j'avoue qu'avoir une gueule de con pendant quelques mois ne me perturbe pas outre mesure non plus, on va dire que j'ai l'habitude, de passer pour une ringarde) quoi ? Va t'acheter une perruque sale clocharde ? Ha ouais. Pour le moment, la question ne se pose de toute façon pas, je suis pour le moment très contente de ma coupe, mais me connaissant, je sais juste qu'un jour, je vais me lasser, et là... on rigolera bien (ou pas).
Pourquoi je parle de ma situation capillaire, sujet profondément inintéressant et superficiel ? Ca ne t'est pas venu à l'esprit que je n'avais peut-être rien d'autre à dire ? Un peu comme d'habitude ?
D'ailleurs, c'est drôle, je crois que j'ai traumatisé ma coiffeuse avec mes écateurs qu'elle n'avait pas encore vu aussi gros. Hein que c'est drôle. Ouais. T'es èmedéhère ma bestàh, là, je le sens, je le sais.
C'qui est drôle avec les gens c'est qu'ils ont tous une sorte de "seuil de tolérance" différent face à l'originalité, j'ai l'impression (elle est française ma phrase ? J'capte plus rien, moi, à c't'heure là). Pour certains le vue de mes plugs est intolérable (j'exagère si peu, en plus, c'est ça le plus triste), alors que pour d'autres c'est plutôt mon septum qui semble poser problème, d'autres encore ne voit rien de tout ça et sont focalisés sur mon crâne rasé, ou bien mes collants troués, ou mes motifs léopards, eutécé, eutécé.
Ce que j'aime le plus quand même dans tout ça, ce sont les personnes qui me croisent une fraction de secondes, doivent voir mes piercings et autres particularités pendant un laps de temps si court qu'il est indéfinissable, sont incapables de décrire les caractéristiques de mon visage, et pourtant, par principe, semblerait-il, hurlent de dégoût en passant à côté de moi. Je vous avais dit que je ferai un effort pour ne plus capter mon attention sur les gens, afin de voir ce que cela pouvait donner, et j'ai réussi, en partie, à sortir seule sans que cela ne vire au cauchemar (moi ? Phobique sociale ? Allons donc...) Par contre, j'avoue que j'ai toujours du mal à ne pas réagir lorsque j'entends ce genre de personnes hurler à côté de moi un "beurk" sans intérêt, comme si l'opinion d'un kéké qui ne m'a même pas vu de face plus de cinq secondes devait me toucher. Malgré tout je tiens à vous dire qu'ignorer la majorité de la population, ça fonctionne très bien, et c'est même très appréciable de marcher la tête haute, avec quelque chose dans le regard qui marque un profond dédain pour la populace lambda incapable de s'occuper de son cul. Les gens sentent que tu n'es pas accessible, comme si tu étais ailleurs, et passent souvent à côté de toi sans te remarquer. C'est prodigieux. Comme quoi, hein. Après, je ne dis pas que ça marche à tous les coups, mais pour le moment j'avoue que je suis assez contente du résultat de ma tentative d'intégration dans la jungle urbaine. Comment ça je suis vraiment atteinte ? Ben ouais, excuse-moi grosse, y'en a qui ont peur des serpents, les trouve répugnant, repoussant, et tentent malgré tout de surmonter leur phobie, ben moi, c'est pareil, sauf que c'est avec les gens, que veux-tu. Mais vu que je suis pas une grosse mauviette (pas comme ma coiffeuse, tu vois. Quoi ? Non, tu ne vois pas ? Ben... je sais pas... c'était une blague... un rappel de ce que je racontais plus haut... bon... ok...) j'ai décidé, petit à petit, d'arrêter d'éviter systématiquement toute situation me mettant seule face à la foule, et de travailler sur moi pour, une bonne fois pour toute, enculer la société (parce que je suis une rebelle). C'qui est amusant dans tout ça, c'est que je n'ai aucune gêne à répondre à des insultes, me défendre, dire à quelqu'un de faire la queue... bref, à me confronter au connard de base, par contre, dès qu'il s'agit d'être seule dans un vaste espace pour faire quelque chose de précis, je bloque, et je fais tout pour que quelqu'un m'accompagne. Psychologues du dimanche férues de magazines féminins, je vous laisse la parole, moi, pendant c'temps là, je vais continuer à travailler sur ce léger problème toute seule, comme une grande.
Ouais, tu pensais pas hein. Tu croyais que Bunny, c'était une ouf dans sa teutê, qu'elle mangeait des nourrissons et qu'elle agressait des petites vieilles sans ressentir aucun remord. Ben désolée de te décevoir, cocotte, Bunny est une froussarde, elle a peur de la foule et vit très mal en communauté, telle une petite misanthrope gentillement dérangée. Sur ce je te demanderai, adorable lectrice, d'éviter toute considération stérile du genre "elle a peur des gens, mais elle veut se soigner, c'est pour ça qu'elle s'habille bizarrement, lolilol, j'ai tout compris" qui risque de légèrement me gaver, puisque ce petit souci de personnalité évitante est apparu bien après le début de l'affirmation de mes goûts précédé d'une affirmation de ma personnalité particulièrement précoce (lol) (mdr) (ptdr) (nan, mais, je ris en fait, parce que j'ai rencontré un mec que je connaissais en primaire y'a pas longtemps, et ce dernier m'a rappelé ma petite tendance à me prendre pour un garçon, et ma grosse habitude de vouloir absolument lui taper dessus, hahaha, hohoho).
Un truc que j'aime bien, aussi, quand je parle un peu aux gens de cette fameuse (mais très modérée, tout de même, si vous pouviez éviter d'me prendre pour une québlo incapable de faire un pas dehors, ce s'rait cool, merci) phobie, ce sont les questions se voulant "pièges" cherchant à te faire passer pour une hypocondriaque particulièrement dérangée, avide de pathologies et autres déviances psychologiques dans le but de se faire plaindre, du genre "Ha ouais ? T'as peur des gens ? Hein ? Ha mais comment tu fais quand tu veux aller à un concert par exemple? Hein ? Hein ? Hein ?" Bah écoute mec, déjà, à un concert, j'y vais rarement seule, j'sais pas, en général c'est une activité qu'on pratique entre potes, et puis ensuite, je t'avoue que baignée dans un milieu que j'apprécie, j'me sens tout de suite moins agressée visuellement, vois-tu. Parce que, j'sais pas mais, étrangement, dans un concert de punk, bah, les gens, si t'as un collant troué, et même une plume dans le cul, ils en ont foncièrement rien à foutre. Je sais ça peut te paraitre bizarre mais je crois que c'est, normalement, la façon dont réagit quelqu'un de bien élevé, en fait.
Je sais pas trop pourquoi je vous ai parlé de ça, là, maintenant, tout de suite, mais bon on est tellement des supers copines intimes, vous et moi, lectrices, que j'me sens pousser des ailes parfois, je m'imagine que j'peux vous raconter tous mes petits secrets, et que cela restera entre nous, en plus. Tiens, d'ailleurs, dans le prochaine article j'vous parlerai de mon cycle menstruel, d'accord ? Quand est-ce que ça commence-ce, quand est-ce que ça finit... (ben quoi ?)
Pour parler, comme d'habitude, un peu du look du jour, et ne pas vous faire oublier qu'ici normalement, on est sur un blog où je suis censée partager avec vous mes goûts prononcés pour les fringues moches, troués et chelou, je vous présente une tenue que je voulais légèrement androgyne, parce que parfois, j'aime bien. Les chaussures que vous pouvez voir ont l'honneur d'être mes nouvelles chouchoutes, et sont en place de détrôner mes Doc Martens dans mon coeur, c'est pour vous dire. Seule ombre au tableau, les petits clous argentés sur le devant qui ont tendance à se barrer facilement, rien que pour me faire chier. Les paris sont ouverts, dans moins d'un an, y'aura plus aucun clous sur ces chaussures, et j'aurai l'air bien fine à ce moment-là, moi (ce qui ne m'empêchera pas de les mettre encore à ce moment-là je pense, tellement que je les aime : la forme, le petit talon en bois derrière, les sangles... elles vont avec tout, réhaussent une tenue, bref, elles sont magiques, il faut que je leur donne un petit nom). Oui, ces boots sont une vilaine copie des chaussures cloutées de Jeffrey Campbell (qui d'ailleurs sont à présent introuvables il me semble), et, à vrai dire, j'men branle. Entre 40 et 80 euros (et j'suis gentille), j'sais pas trop, mais pour moi, amoureuse de la chaussure, y'a pourtant pas vraiment photo. Alors, je suis peut-être trop cheap-han, mothafucka, mais je vous emmerde, et profondément en plus de ça.
Bowdel il est bientôt 1h du mat' et je suis encore là, à vous raconter d'la merde en boîte, si c'est pas malheureux. Bon, du coup les amies, je vais aller me coucher, y'a Fédor Dostoïevski qui m'attend, le petit coquin. Big up, à la prochaine mes balls (pour le récit de mon cycle mentruel, rappelez-vous) (comment ça je suis lourde avec ça ?)


Salut, j'aime les gens, et la vie aussi.


Avec mon air pensif, telle une
Blazer H&M, débardeur rayé Nafnaf, écusson et pantalon Pimkie, chaussures La Redoute.














































