

Me voilà de retour, ouais, trop cool (je vous épargnerai les "pour vous jouer de mauvais tours", c'est tellement dépassé, tseuh, je suis une fille moderne moi... mais... qu'est-ce qui me prend ?)
Tu es heureuse n'est-ce pas ? Tu pensais que Bunny fuierait devant la difficulté de se retrouver sans ressources, sans photos. He bien non, la Bunny est un être fort, qui ne se laisse pas dépasser par les évène... oé, ok, t'as capté direct. Je ne sais pas quoi raconter, je ne sais pas quoi dire, et je suis déjà en train de suer comme une truie pour trouver un sujet, quel qu'il soit (accessoirement, j'ai du mal à écrire aussi, donc ça promet, va falloir s'accrocher mes loulous).
Je pourrais bien vous parler du sujet sur les tatouages qui est passé sur M6 hier soir, quand j'étais silmutanément en train de lire cet article sur Café Mode (comme quoi, la vie est bien faite, non ? Non), ce qui m'a donné envie de me trancher la jugulaire deux fois de suite dans un laps de temps très restreint. Ou alors de me trancher la jugulaire du haut d'un pont pour finir par en tomber et m'écraser sur le train qui fatalement passerait à ce moment-là et me réduirait en bouillie infâme, ce qui me mettrait toujours plus en joie que tout ce que je peux lire et entendre en ce moment au sujet des tatouages.
Malheureusement j'ai un peu la tête dans le derch, et je n'ai pas vraiment envie de m'énerver ce soir, la température actuelle m'ayant fait redevenir la douce et calme Bunny que vous avez peut-être pû rencontrer avant la canicule (hum hum).
... ... ...
Oh puis merde ! Si ! J'vais m'énerver. Mais juste un peu alors.
Je ne remets pas en question le blog de Café Mode (manquerait plus que ça, tiens !) mais quand je lis des phrases comme "[...] le tatouage est en train de perdre son caractère rebelle tant il est devenu fréquent. Bientôt, il sera complètement banalisé. C'est en réalisant ça, [...] que j'ai pris peur : tous ces gens fraichement tatoués se rendent-ils compte du caractère indélébile de leur démarche ?" j'ai juste envie de bouffer mon ordi, ou alors de me trancher la jugulaire, blabablabla, sauter d'un pont, blablablabla, réduire en bouillie, blablabla, bref, vous avez compris. D'un côté il est très intéressant d'aborder la question de la banalisation du tatouage, c'est vrai que c'est une question qui me turlupine souvent et il m'arrive fréquemment de me demander ce qu'il arrivera au futur de cet art le jour où il aura perdu ce petit côté marginal qui le rendait si attractif. Mais d'un autre côté, et c'est ce que je me dis de plus en plus souvent (et que je trouve le plus sensé), je me réjouis de voir le tatouage se banaliser (même si je n'irai pas jusqu'à dire que la banalisation totale est pour bientôt, comme semble le sous-entendre Café Mode) car qui veut dire banalisation veut dire acceptation également, et quoi de plus excitant que de se dire qu'un jour, peut-être, on pourra se faire tatouer sans se demander si cela aura des répercussions sur la recherche d'un emploi, le regard des autres et la crédibilité que cela semble devoir nous refuser.
Je pense que les tatoués qui s'offusquent de la banalisation du tatouage devraient se poser quelques questions : se font-ils tatouer parce qu'ils aiment ça ? Ou parce que c'est un art considéré comme marginal et "underground" ? Les tatoueurs et les tatoués ont plus à y gagner en se faisant accepter par la société comme des individus tout à fait normaux plutôt que des êtres marginaux sans Dieu ni maître. La suite de la citation de Café Mode m'a plus agacé que fait réfléchir, en fait. "Tous ces tatoués se rendent-ils compte du caractère indélébile de leur démarche ?" Bah... je sais pas... appelle-nous cons ? Je n'ai pas encore rencontrée de tatoués qui se sont levés un matin en se disant " tiens, et si j'me faisais tatouer "Seul mes parents peuvent me juger" sur le torse ? Ca peut être rigolo. " ou " tiens, et si j'me faisais une carpe Koï dans tout le dos ? On va bien s'marrer aujourd'hui." ce sont bien souvent des reflexions qui durent des mois, voire des années et qui, en général, s'accompagnent d'une charge émotionnelle ou esthétique particulière.
Après, c'est sûr qu'il y a toujours des exceptions, comme ces nanas qui se font un vieux tribal dans le bas du dos pour faire trop schmex, mais je pense également qu'il faut prendre en compte le fait qu'il existe une sorte de classification des genres de tatouage, et que ceux se faisant tatouer un vieux tribal parce que c'est rebelz, ou trois pauvres étoiles parce que les étoiles c'est joli et que déjà ça représente pleins de choses, merde, tu peux pas comprendre, ne sont pas les mêmes que ceux qui se font faire des motifs beaucoup plus complexes et beaucoup plus recherchés. C'est un peu sévère de mettre à l'écard ces gens tatoués simplement à cause d'un motif classique ou bien d'une façon d'appréhender le tatouage discutable, mais c'est nécessaire, car LE tatoué n'est en aucun cas à assimiler avec le tatoué du dimanche, celui qui a un tatouage, et rien qu'un seul (ou deux, parce que y'avait un prix de groupe), et qui n'en fera jamais d'autres parce qu'il n'en voit pas l'utilité, puisque tout ce qui l'intéressait c'était le motif et pas ce qu'il peut raconter.
C'est un peu vague ce que je dis, et j'ai l'impression de m'emprisonner dans une conception élitiste du tatouage, ce qui n'est pourtant pas du tout ce que je cherche. Tout ce que je veux dire, c'est qu'il a différente sorte de tatoués, comme il y a différente sorte d'êtres humains, mais que la grande majorité des tatoués aux motifs nombreux, divers, et qui ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin, savent pourquoi ils se tatouent, et n'ont en aucun cas besoin d'entendre des "t'es sûr que tu vas pas le regretter" ou bien des "fais gaffe, quand tu vas être vieux, ce s'ra moche" parce qu'ils sont passionnés, qu'ils aiment cet art, et que rien ni personne ne pourra les empêcher d'être ce qu'ils sont et de mettre en image leur personnalité et leur histoire sur leur peau.
Moi, en général, quand j'entends des personnes dire que, de toute façon, les tatouages c'est pourri parce qu'avec le temps ça frippe et ça se "délave", j'ai juste envie de rire (ou de leur casser le nez, c'est au choix, t'as la méthode Guizmo, et la méthode Rambo). Comme si on se faisait tatouer JUSTE parce que c'est beau. Non mais, en plus, j'veux pas dire mais, quand on est vieux, on est pas censés être moches de toute façon ? On s'ra de toute manière des gros boudins frippés alors qu'est-ce que ça peut foutre d'avoir des tatouages en relief à celui qui a dédié sa vie à cette passion ? Putain, si moi, à 70 ans, je ressens encore la nécessite de draguer c'est qu'yaura un sacré problème dans mon métabolisme, quoi. A 70 ans j'me vois plutôt faire des gâteaux pour mes petits enfants et regarder Derrick, qu'est-ce que j'en aurai à foutre que les gens me disent que mes tatouages sont moches ?
Sinon, pour parler rapidement du court reportage qu'il y a eut sur M6 hier à propos de ces fameux tatouages dont on entend tellement parler en ce moment, j'ai A-DO-RE leurs statistiques tentant de répondre à la question : "qui sont les tatoués".
Et là, attention, on va rire, sachez les enfants que 23% (bon j'te le fais de mémoire alors si c'est pas exactement ce chiffre t'en feras pas une maladie t'es gentille) des adhérents du Front National (ça commence bien) sont... TATOUES. Wuah ! Sympa M6, la prochaine fois, si on m'demande si j'suis une militante du Front National, rappelle-moi de boycotter ta chaine de couillons, merci.
A part ça, comme vous pouvez le remarquer ma tenue est somme toute assez classique. Il faisait froid♥ j'en avais presque oublié à quoi servait un pantalon alors j'ai fait aussi bien que j'ai pû... Décidemment dès que je commence à parler de mes tenues c'est le vide intersidéral, alors que, quand même, à la base, on est un peu sur un blog "style" quoi... mon Dieu, c'est la débandade.
Je voulais aussi vous prévenir que je me suis inscrite à une espèce de concours (oui j'ai craqué mon slip là) proposé par les Galeries Lafayette pour promouvoir la mode dans la rue. Le concept m'a tellement plû que j'ai sauté le pas (pour une fois hein... moi qui déteste tellement les concours...), et si je suis prise, je pourrais participer au plus grand défilé de mode du monde dans ma ville. Mais bon pour tout vous dire j'y crois pas trop, et puis, franchement, vous voyez la Bunny, avec ses vieilles Doc Martens toutes dégueulasses qui puent la gerbe, débouler sur le catwalk comme une mannequin ? On y croit moyen, hein. Mais pour une fois j'ai eu envie d'essayer, rien que d'essayer parce que je suis curieuse de voir ce que ça peut donner et que parfois il faut savoir se dérider les fesses ! Affaire à suivre, donc (ou pas).
C'est sur cette note oscillant entre l'optimisme et la résignation que je termine cet article, d'abord parce que j'ai plus rien à dire, et ensuite parce qu'il commence à se faire un peu tard, là. Alors je vous laisse avec un pavé, comme à mon habitude, et j'espère que vous aurez beaucoup de point de vue à me faire partager à propos de ce que vous pensez des tatouages parce que j'aime réfléchir, j'aime entre les avis des gens, et surtout J'AIME FOUTRE LA MERDE alors allez-yyyyy balancez-vous pleins d'avis contradictoires comme ça on va pouvoir se prendre le bec, ouaiiiiis (putain faut que j'arrête les champis dilués dans la bouteille de Contrex quoi...) a plus les gueuses !
Ps : j'ai bientôt fini Nietzsche (qui a dit "il était temps ?) quelqu'un à d'autres classiques ou philosophes à me conseiller pour éviter que je ne meurs d'ennui pendant ces vacances ? (tout sauf des policiers, Marc Levy, Frederic Beigbeder et Anna Gavalda s'il vous plaît... j'ai envie de préserver ma santé mentale, merci).

Je ne sais pas ce qui m'arrive mais on dirait bien que j'ai envie de mourir. Quelqu'un a parlé de tatouages ?




Tout ça pour vous montrer mon vernis, si c'est pas affligeant...




Sac et perfecto H&M (vive les soldes), débardeur léopard, tee-shirt et pantalon Pimkie.













































